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LETTRE OUVERTE D´EVO MORALES PRESIDENT DE LA BOLIVIE

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Tribune libre

15 juin 2008

Lettre ouverte d’Evo Morales, président de la Bolivie, à propos de la "directive retour" de l’Union Européenne


MORALES Evo

Jusqu’à la fin de la seconde guerre mondial, l’Europe fut un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques. Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite « directive retour ». Le texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l’intérieur des 27 pays de l’Union Européenne, doit être voté le 18 juin au Parlement Européen. Je sens que se durcissent de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelle que soient leur temps de permanence dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et leurs efforts d’intégration.

Les européens arrivèrent massivement en Amérique Latine et aux États-Unis, sans visas ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus et continuent de l’être dans nos pays du continent américain, qui alors absorbèrent la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent pour exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les populations indigènes d’Amérique. Comme c’est le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines d’argent qui ont apporté la masse monétaire au continent européen du XVIème au XIXème siècle. Les personnes, les biens et les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Aujourd’hui, l’Union Européenne est la destination principale des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants va a l’UE pour contribuer à cette prospérité, et non pour en profiter. Ils occupent des postes dans les travaux publics, la construction, les services aux personnes et les hôpitaux, postes que ne peuvent ou ne veulent pas occuper les européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs que rendent possible vos généreux systèmes de sécurité sociale et ils dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

Pour nous, nos migrants représentent l’aide au développement que les européens ne nous donnent pas –en effet, peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0.7 % de leur PIB pour l’aide au développement. L’Amérique Latine a reçu, en 2006, 68 000 millions de dollars de transferts de fonds, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ils atteignent 300 000 millions de dollars, dépassant les 104 000 millions accordés pour l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, reçoit plus de 10% du PIB en transferts (1 100 millions de dollars) ou un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

Cela signifie que les flux migratoires sont bénéfiques autant pour les Européens que pour nous autres du Tiers Monde, bien que de manière marginale puisque nous perdons également des contingents de main d’œuvre qualifiés qui se comptent par millions, et pour lesquels, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

Lamentablement, le projet de « directive retour » complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États peut définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient niés à nos compatriotes et frères latino-américains. La « directive retour » prévoit la possibilité d’un emprisonnement des migrants sans papier allant jusqu’à 18 mois avant leur expulsion – ou « éloignement », selon les termes de la directive. 18 mois ! Sans jugement ni justice ! Tel qu’il est aujourd’hui, le projet de texte de la directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8, et 9 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. En particulier l’article 13 de la Déclaration annonce :

« 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

Et, le pire de tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans tenir compte de leur situation familiale ou scolaire, dans des centres d’internement où nous savons que les dépressions, les grèves de la faim et les suicides existent. Comment peut-on accepter sans réagir que soient concentrés dans des camps des compatriotes et frères latino-américains sans papier qui, pour une immense majorité ont passé des années à travailler et à s’intégrer ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la « liberté de circuler », la protection contre l’emprisonnement arbitraire ?

Parallèlement, l’Union Européenne essaie de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Equateur et Pérou) de signer un « Accord d’Association » qui comprend en troisième pilier, un Traité de Libre Commerce, de la même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la part de la Commission Européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publiques. De plus, au nom de la protection juridique, nous subissons des pressions à propos des processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés à l’occasion de la Journée Internationale des Travailleurs (1er mai - NDT). Je demande, dans ce cas, où est la « sécurité juridique » pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui cherchent de meilleurs horizons en Europe ?

Promouvoir la libre circulation de marchandises et des finances, alors qu’en face nous assistons à l’emprisonnement sans procès pour nos frères qui essaient de circuler librement, c’est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette « directive retour » est approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union Européenne et nous nous réservons le droit de mettre en place pour les citoyens européens les mêmes obligations de visa imposées au Boliviens depuis le 1er avril 2007, selon le principe de réciprocité diplomatique. Nous ne l’avons pas exercé jusqu’à ce jour, justement dans l’espoir de voir de bon signaux de la part de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans et ses pôles, vivent d’importantes difficultés globales : le réchauffement climatique, la pollution, la disparition lente mais certaine des ressources énergétiques et de la biodiversité tandis qu’augmentent la faim et la pauvreté dans les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient avec ou sans papier, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est pas une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent, de régions du monde telles que le Maghreb, de l’Asie et des pays d’Afrique, je lance un appel à la conscience des liders et des députés européens, des peuples, citoyens et activistes d’Europe, pour que le texte de la « directive retour » ne soit pas approuvé.

Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. J’appelle également l’Union Européenne à élaborer, dans les mois prochains, une politique migratoire respectueuse des droits humains qui permette de maintenir ce dynamisme profitable à nos deux continents et qui répare une fois pour toute la terrible dette historique, économique et écologique qu’ont les pays d’Europe envers une grande partie du Tiers Monde, qui referme une fois pour toute les veines toujours ouvertes de l’Amérique Latine. Vous ne pouvez rater aujourd’hui vos « politiques d’intégration » comme vous avez échoué avec votre prétendue « mission civilisatrice » du temps des colonies.

Recevez, chers tous, autorités, euro parlementaires, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier, notre solidarité envers tous les « clandestins ».

Evo Morales Ayma
Président de la République de Bolivie

Traduction : Perrine Escoriguel

Cette lettre du président Evo Morales est traduite dans de nombreuses langues par les traducteurs de Tlaxcala. Prière de la diffuser.

Italien (Manuela Vittorelli) : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?refer...

Anglais (Machetera) : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?refer...

text original

CIA CONSPIRATION CONTRE LA BOLIVIE

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7 juillet 2008

La CIA et l’oligarchie, conspiration contre la Bolivie

CEPRID

L’Empire yankee et l’Agence Centrale d’Intelligence (CIA), l’USAID, l’Institut Républicain International (IRI), l’Institut Démocratique National (NDI) et d’autres institutions nord-américaines spécialisées dans la subversion, actions séparatistes et déstabilisation de gouvernements cohabitent publiquement pour conspirer avec les oligarchies boliviennes et leurs organisations de droite fascistes comme le Comité Civique et l’Union Juvénile de santa Cruz, afin de renverser le gouvernement de Evo Morales et créer ainsi des petites républiques in-dépendantes qui serviraient les classes dominantes et les intérêts géopolitiques des États-Unis et les transnationales qui ont pillé les ressources naturelles des Départements de Santa Cruz de la Sierra, Beni, Pando, Tarija et Cochabamba.

L’obscure CIA qui cherche l’anti patrie, la trouve chez les oligarchies et dans les grandes entreprises de communication sociale, leurs alliés naturels pour renverser les gouvernements progressistes et démocratiques qui sont dangereux pour les objectifs de domination impériale. En Bolivie. La CIA est entrée dans l’étape finale de « l’Opération Demi Lune » qui a comme objectif final de concrétiser les plans séparatistes qui veulent achever d’étouffer le gouvernement d’Evo Morales.

Les plans de la CIA et des autres entités états-uniennes sont exécutés, à La Paz, sous le contrôle direct de l’Ambassadeur Philip Goldberg, qui s’est spécialisé dans les affaires de déstabilisations dont il a acquit une longue et extraordinaire expérience lors de la séparation et l’éclatement de la Yougoslavie et dans la proclamation du Kosovo comme nouvel État qui est devenu une immense base militaire et politique des Etats-Unis, dans la zone conflictuelle et stratégique des Balkans. Pour son « travail » en Bolivie, Goldberg a été proposé à la récompense du prix « Diplomatie pour la Liberté » qui est offert par le Département d’État aux fonctionnaires qui ont accompli avec succès les projets dessinés par la Maison Blanche, le Secrétariat de la Sécurité Nationale, le Pentagone et la CIA.

« L’Opération Demi Lune » a pour but de renverser Evo Morales, premier Président indigène de Bolivie. En référence a l’accusation de Pablo Estefanía, fondée sur les déclarations d’une personne de l’opposition « déçue » et des plans de déstabilisation de la CIA contre la Bolivie. L’informateur affirme que la CIA a établi des alliances économiques et politiques avec les oligarchies et l’opposition radicale dans les droites, parmi lesquelles certaines sont d’essence fasciste. Dans leurs plans, la CIA n’est pas embarrassée qu’il advienne des actions violentes et qu’elles puissent causer la mort de centaines de boliviens indiens, la mort n’a pas d’importance parce que le séparatisme dirigé par les « blancs » a des racines profondes dans la discrimination raciale qui a stimulé la haine pathologique vers tout ce qui se rapporte à l’indien.

La CIA avait débuté ses activités déstabilisatrices et séparatistes avec une étude détaillée large et profonde, de la situation politique bolivienne et s’était infiltrée dans les partis et les mouvements sociaux qui appuient Evo Morales, ensuite elle s’est concentrée dans les oligarchies et les partis politiques de l’opposition. Dans la première phase, elle a recouru, également, aux moyens de communication sociale afin de provoquer une guerre médiatique contre le Gouvernement légitimement constitué. À travers les entreprises de communication dans les mains des secteurs dominants, grâce à des techniques de guerre psychologiques, elle a effectué une guerre sale en diffusant toute sorte de rumeurs, de mensonges, d’exagérations et des dommages au moyen de manipulation, déformation et désinformation. Elle a visé ainsi à tromper la population indigène et blanche-métisse qui soutient Evo Morales.

Dans la seconde étape, la CIA s’est concentrée profondément dans les secteurs de l’opposition et dans les oligarchies. Elle avait organisé des liens très forts avec chaque secteur afin d’attiser la haine envers l’indien Président, et exaspérer les classes dominantes qui furent persuadées que seul, leur profil, correspondait pour gouverner la Bolivie. Dans cette phase, la CIA a eu recours à l’USAID et à d’autres institutions états-uniennes comme le IRI et le NDI afin qu’avec leurs programmes elles convergent vers les plans séparatistes et déstabilisateurs, dans lesquels elles possèdent une grande spécialisation. Dans cette étape, l’USAID a financé le voyage aux Etats-Unis, des Préfets de Santa Cruz, Tarija, Cochabamba et Beni. À travers les institutions états-uniennes, spécialement l’USAID, la CIA a obtenu toutes sortes d’appuis et, particulièrement, financier, aux processus d’autonomie séparatiste des Départements pour lesquels les préfets ont menés campagne tous frais payés.

L’ingérence de l’empire dans les affaires intérieures de la Bolivie, atteint un cynisme et une impudence jamais égalés. En collaboration avec la grand presse et ses agences internationales attelées au capital transnational, ils provoquent le mouvement séparatiste et recourent au fur et à mesure à d’autres organisations étrangères comme c’est le cas pour la « colonie croate en Bolivie » qui représente un secteur blanc – élitiste empreint d’une tendance fasciste et, par conséquent, des politiques de l’extrême droite qui s’expriment dans une féroce opposition à Morales. Le groupe croate est composé, entre autres, par les séparatistes Marincovich, Radich, Culhis, Tadich, Acaminivich, Matcovich, Petrachevich, Sitich. Ces secteurs croates avaient été expulsés de la Yougoslavie et recrutés par la CIA qui les aida à s’insérer en Bolivie, par le biais de résolutions des dictateurs boliviens au service de Washington.

La nation camba

Les croates, unis à des immigrants espagnols, allemands et même libanais forment ce que l’on nomme la « nation camba » qui est un paradis pour les droites extrémistes et les fascistes blancs. Les dictateurs avaient protégé ces criminels nazis qui arrivèrent en Bolivie, de même que la mafia italienne, dont les descendants sont maintenant les leaders du séparatisme qui, s’il triomphait, leurs procurerait d’immenses fortunes, s’accaparant les terres et les riches commerces des hydrocarbures. Le sénateur vénézuélien Carlos Wimmer a affirmé que ces secteurs sont ceux qui « nourrissent en armement ces groupes fascistes, comme l’Union Juvénile de Santa Cruz, coordonnée par des groupes nazis qui se constituent en paramilitaires ».

La grand presse bolivienne, états-unienne et internationale, en hommage à la liberté d’expression de la pensée et du droit à l’information des peuples, taisent et occultent la présence effective de militaires séparatistes qui bénéficient de conseil, d’entrainement et d’appui direct de militaires professionnels du Brésil et de Colombie. Ainsi, le séparatiste Comité Civique de Santa Cruz, dirigé par le croate Branco Marincovich compte sur l’appui de l’empire de Bush, de la CIA, des néonazis, des mafiosi et des transnationales parmi lesquelles : Repsol, Chaco, Andina, Transredes.

La CIA fut spécialement prudente au moment d’établir des liens avec la jeunesse oligarchique de Santa Cruz et des autres Départements séparatistes. Au moyen de l’USAID, elle offrit l’aide et la collaboration a un Centre de l’Université San Xavier, programmé pour diriger les manœuvres pour la prise des terres et des ressources naturelles, elle finança et dirigea l’entrainement et la formation des groupes juvéniles de Santa Cruz qui créèrent ensuite l’Union Juvénile Cruceñista [de Santa Cruz], groupe paramilitaire fasciste qui le 4 mai, le jour du référendum séparatiste, avait organisé plusieurs affrontements violents contre les secteurs populaires comme le Plan Tres Mil de Santa Cruz, opposé au processus oligarchique. Ce groupe de l’Union Juvénile utilise les symboles et les couleurs de l’Allemagne fasciste d’Hitler et a été entrainé à des stratégies et des tactiques militaires. L’empire et la CIA, n’auront apparemment aucun scrupule éthique pour liquider le gouvernement socialiste d’Evo Morales.

La CIA achève ses travaux en couverture. Dans la phase suivante de « l’Opération Demi Lune » elle a travaillé intensément sur une série d’opérations psychologiques destinées à saturer le pays de propagande négative, exécuter la guerre médiatique pour exacerber les sentiments séparatistes fondés sur la plus aberrante haine raciale. Le comble du cynisme fut atteint par le recrutement d’un étudiant de la Fondation Fullbright afin qu’il localise les cubains et les vénézuéliens en Bolivie. Le jeune dénonça ce fait et l’Ambassadeur Goldberg dut faire des excuses au gouvernement d’Evo Morales. La CIA entrera en phase finale par le recrutement d’officiers des Forces Armées et de la Police de Bolivie pour qu’ils prennent la tête d’un soulèvement armé qui destituera Evo Morales.

La CIA coordonne les activités opposées à Evo Morales à l’intérieur de la Bolivie et à l’étranger. Ainsi la Chambre Bolivienne-Américaine de Commerce dont le siège est New York finance une partie des projets séparatistes des Préfets de Santa Cruz, Beni, Pando, Cochabamba et Tarija. « L’Opération Demi Lune » doit se conclure avec succès au mois de juin de cette année, mais elle pourrait aller jusqu’au mois d’août, mois où va s’effectuer le référendum révocatoire. Dans ce processus la guerre médiatique va se poursuivre avec l’usage intensif de toutes les stratégies et techniques de la guerre psychologique dont la CIA est spécialiste et qui est souvent utilisée dans tous les coins du monde. L’autre stratégie utilisée par la CIA dans ses opérations cachées est celle de « diviser pour régner. Actuellement elle se donne du mal pour créer des divisions entre les Forces Armées et Policières loyales envers le Gouvernement d’Evo Morales.

Dans le secteur civil, en plus des référendums, la CIA prépare le terrain pour provoquer le mécontentement populaire si elle parvient au succès de ses plans de déstabilisation économique, qui créeront le chaos et provoqueront la paralysie du pays avec l’aide des grèves, chômage, manifestations de protestation et d’appui, des marches, des blocages de routes et l’occupation de terres par des indigènes pauvres. Tout le plan est financé par les oligarchies et l’Ambassade des Etats-Unis en Bolivie, au point qu’Ammy Webber, citoyenne yankee, n’a pas caché sa participation comme conseillère de l’opposition à Santa Cruz de la Sierra. La tête visible de l’opposition séparatiste est composée par Manuel Jesús Suárez Ávila qui a été secrétaire particulier de Sánchez de Lozada, le fatidique Goni, Juan Manuel Arias, représentant de l’oligarchie de Santa Cruz, le Président du Sénat majoritaire à l’opposition, Oscar Ortiz et rien de moins que cet autre états-unien : James Carville, le fameux publiciste.

La CIA est à son comble et elle se promène en Bolivie malgré qu’Evo Morales avait dénoncé publiquement qu’il avait démantelé en 2006, une agence maintenue par la CIA dans le propre Palais du Gouvernement. Le Président Evo Morales avait dit : « Après deux ou trois mois (d’avoir assumé la Présidence) nous nous apercevons que dans le Palais il y avait une agence de la CIA à la charge d’un ex général de la Police ». La CIA est audacieuse et la CIA ne pardonne pas, d’où ses efforts désespérés d’en finir avec le Président Morales, seulement cette fois-ci, les plans de la CIA sont condamnés à l’échec parce que la Bolivie et Morales comptent avec l’appui de la majorité du peuple bolivien et avec la solidarité combative de l’immense majorité des peuples latino-américains.

La conjuration oligarchique

La sécession, le séparatisme, l’autonomie ne méritent seulement que répudiation de la part de tous les peuples libres et démocratiques de notre Patria Grande : l’Amérique Latine. Dans le document Bolivie : la conjuration oligarchique, diffusée dans Rebelión et le Réseau Voltaire, il est affirmé : « Sous le caractère de l’illégalité, et à travers des recours frauduleux et antidémocratiques, les autorités oligarchiques de la province de Santa Cruz de la Sierra, Bolivie, ont réalisé un référendum pour faire approuver un « statut autonomique » aberrant, qui stipule que le gouvernement central devrait transférer ses facultés souveraines à l’administration locale : parmi les 44 compétences que les gouvernants de Santa Cruz voudraient s’approprier, on souligne l’administration des ressources naturelles, la gestion fiscale, la répartition agraire, le contrôle du transport routier, ferroviaire, aérien et fluvial, la direction des télécommunications et jusqu’au contrôle aérien au moyen de radars, ainsi que la sécurité de l’ordre public, qui dans le droit constitutionnel bolivien est dépendant du gouvernement central. Pour le dire brièvement, le projet des oligarques de Santa Cruz n’est pas autonomique mais sécessionniste, et il implique un processus de désintégration de la nation, comme aucun autre statut d’autonomie dans le monde ne l’a planifié, sauf peut-être ceux qui ont été réalisés par les régions irakiennes kurdes et chiites sous l’occupation militaire des Etats-Unis.

Le président Evo Morales a hautement rejeté le référendum oligarchique de Santa Cruz et a été emphatique en soutenant que c’est le gouvernement états-unien qui est à la tête de la conspiration, on s’est rendu compte que c’est à partir de Washington qu’est venu l’encouragement du prétendu statut autonomique de Santa Cruz, afin de négocier avec l’oligarchie locale l’accès aux gisements de pétrole, de gaz et des ressources hydriques de la région.

De son côté, Emir Sader, soutient : « Aujourd’hui, une des modalités qui renferme le racisme, c’est le séparatisme, les tentatives de délimiter les territoires de la race blanche, en s’appropriant et privatisant les richesses qui appartiennent à la nation et à son peuple. Nous connaissions déjà ces intentions sous la forme des quartiers riches qui cherchaient à se définir en tant que municipalités, afin que la part des impôts prélevée obligatoirement de leurs immenses richesses, reste dans leur escarcelle pour augmenter les bénéfices de leurs quartiers retranchés, derrière lesquels ils cherchaient à isoler et défendre avec une sécurité privée, évidemment, leurs styles de vie privilégiés ».Sader dénonce que le référendum séparatiste est une expression oligarchique, raciste et économique car ils veulent garder l’usufruit des richesses de Santa Cruz pour leur propre bénéfice et parce que les oligarques veulent, en plus, empêcher que le gouvernement d’Evo Morales poursuive son processus de réforme agraire et qu’il l’étende à tout le pays. L’oligarchie des propriétaires terriens, cherche à se réserver le droit de disposer de la concentration des terres dans leurs provinces, pour continuer d’exporter du soja transgénique et pour accumuler les richesses, non pas pour le pays et le peuple bolivien, mais seulement pour elle seule. Il soutient que le projet d’autonomie est raciste parce que leur presse oligopole ne cache pas leurs préjugés contre les indigènes, contre Evo Morales. Elle ne laisse pas opposer à sa race blanche la grande majorité du peuple bolivien, celui qui a été séculairement exploité, discriminé, opprimé, humilié.

On peut évaluer qu’entre 55% et 60% de la population de la Bolivie est indigène : quechuas et aymarás sont une majorité d’un conglomérat où vivent d’autres groupes comme les chiquitanos, guaraníes, ayoreos, guarayos, pausernas, chiriguanos et d’autres minorités ethniques. Malgré la majorité indigène, se sont les blancs et les blancs-métis qui ont dominé pendant 500 ans, ceux-là mêmes qui, naturellement, n’aiment pas qu’un indigène soit Président de la République et encore moins que se soit un indigène qui ait commencé à arracher les privilèges ataviques. C’est dans cette réalité que se trouve la genèse de la haine du blanc-métis envers l’indigène Président, de même que dans la situation économique qui change radicalement avec la nationalisation des hydrocarbures et des ressources naturelles. Les oligarchies boliviennes, fidèles à leurs commerces avec les transnationales veulent des républiques qui leur soient propres, afin que les riches ressources des hydrocarbures, du bois et de la métallurgie soient dans leur propriété privée et non dans la propriété du peuple dans son ensemble.

À ce sujet, Fernando Bossi, haut dirigeant du Mouvement Bolivien des Peuples soutient : « En premier l’argent, ensuite l’étain, plus tard le gaz et le pétrole, les ressources naturelles ont toujours été pillées, durant 500 ans par l’oligarchie en complicité tour à tour avec les empires (Espagne, Angleterre et Etats-Unis). C’est sur ce chemin de l’exploitation et de la violation, devant la poussée féroce de l’oligarchie chilienne que la Bolivie perdit sa sortie vers la mer. Ensuite ce fut une guerre sanglante contre le Paraguay, guerre inventée par les entreprises pétrolières Standard Oil (l’actuelle Exxon des Etats-Unis) et la Shell (Angleterre). Plus de 200.000 morts entre paraguayens et boliviens ont faits couler leur sang sur le territoire inhospitalier du Chaco, où les entreprises impérialistes pensaient trouver du pétrole ».

Le pétrole a toujours été la cause originelle de l’empire et des oligarchies. C’est pour cela qu’elles ont choisi Santa Cruz comme base de leurs opérations contre le gouvernement d’Evo Morales. Santa Cruz de la Sierra qui avec les départements de Tarija, Pando et Beni forment la Media Luna [Demi Lune] limitrophe avec le Paraguay. C’est le nom qu’a choisi la CIA pour développer son opération de déstabilisation et séparatiste, parce que cette Demi Lune concentre toute la richesse du pays : hydrocarbures, élevage, agriculture et bois. 44% du PIB de toute la Bolivie est réalisé dans cette région, selon Bossi.

« Le prétexte pour renverser le gouvernement d’Evo, est alors, le thème des autonomies, ce qui veut dire : ne pas se laisser gouverner par les indiens de l’ouest. Si le pays n’est plus à nous – analysent-ils – nous nous séparons et construisons notre propre pays, L’Altiplano [les hauts plateaux] pauvre à l’Ouest pour les indiens, et pour nous l’Est riche et vigoureux. Cette idée est étayée en permanence à partir de l’Ambassade des Etats-Unis et de la Confédération Internationale pour l’Autonomie Régionale, CONFILAR, une espèce d’internationale latino-américaine qui noyaute les principaux représentants des oligarchies, de Zulia au Venezuela, de Guayaquil en Équateur et de Santa Cruz en Bolivie » informe Fernando Bossi dans son essai sur la situation autonomique de Santa Cruz.

Le président Evo Morales a exprimé dans ses courageuses dénonciations, que devant l’OEA, l’Ambassadeur des Etats-Unis se fait le défenseur de la séparation des départements boliviens. Les Etats-Unis dirigent la conspiration, et devant l’OEA l’Ambassadeur a été ravi de la division de la Bolivie. Evo avait dénoncé également, que l’Ambassadeur a célébré les manœuvres anticonstitutionnelles et a aidé les groupes de pouvoir qui ne veulent pas l’égalité pour nos peuples.

Le Président de la République de Bolivie, Evo Morales, a exprimé avec patience et sagesse : « Parlons d’autonomie, non pas pour l’oligarchie, mais pour les peuples avec qui nous luttons. Ces groupes (séparatistes) qui viennent de perdre leurs privilèges, ont été depuis longtemps dans le Palais, ils ont gouverné et ont permis que l’on pille notre pays, nos ressources naturelles, y compris les ressources de base, de même que la privatisation de nos entreprises, et maintenant ils envisagent de nouveau ce système qui démontre son véritable intérêt : Le contrôle économique ».

tribunalpazecuador@yahoo.com

CEPRID

Traduction : Esteban

CIA EN BOLIVIE

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11 avril 2008

Bolivie

Evo Morales révèle qu’il a éliminé une offcine de la CIA qui fonctionnait au sein du palais du Gouvernement

Le président de Bolivie, Evo Morales, a révélé ce jeudi que son Gouvernement avait supprimé, au début de son mandat en 2006, un bureau de la Centrale Intelligence Agency des Etats-Unis (CIA) qui était installée en plein Palais Quemado.

« Après deux ou trois mois, nous nous sommes rendu compte qu’au sein du Palais (il y avait) un bureau de la CIA. nous avons des documents à ce sujet », a assuré le chef de l’État durant la cérémonie de livraison des certificats de terres à 400 familles de la localité cruceña d’ El Torno, qui ont été affectés par les catastrophes climatique lié au phénomène "La Niña".

« Un ex général de la Police donnait des rapports sous prétexte de lutte contre le terrorisme », a dénoncé le premier mandataire bolivien.

Morales a ajouté que « que les étrangers ne pardonnent pas au compagnon Juan Ramón Quintana (ministre de la Présidence) », parce que c’ est celui qui a envoyé à la retraite le fonctionnaire de la CIA du Palais Quemado ".

En août de l’année dernière, le ministre Quintana lui-même avait déjà révélé des millions de détournements de fonds de l’Agence de Coopération des Etats-Unis (Usaid) pour parrainer des actions de membres et groupes d’opposition au dirigeant bolivien, ce pourquoi ils ont été invité à s’adapter aux politiques de l’État ou à quitter le pays.

TeleSUR - Abi/mc - MC

Evo Morales revela que eliminó oficina de la CIA que funcionaba en Palacio de Gobierno

REFERENDUM: BOLIVIE

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Les indigènes marchent sur le Parlement

Article publié le 14/10/2008 Dernière mise à jour le 14/10/2008 à 05:07 TU

Plusieurs milliers de partisans du président Evo Morales ont entamé une longue marche dans le village de Caracollo vers La Paz pour défendre le projet de nouvelle Constitution et réclamer la tenue d'un référendum constitutionnel sur ce projet.

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Evo Morales a rejoint les manifestants dans le village de Caracollo où débute un marathon de 200 km, pour réclamer au Congrès la convocation d'un référendum constitutionnel, rejeté par l'opposition.
(Photo : Reuters)

De notre correspondant à La Paz, Reza Nourmamode

« La nouvelle Constitution est extrêmement importante car elle donne les mêmes droits à tous, lance Pedro, venu de sa lointaine province pour participer à la marche. Personne n’est marginalisé. Noirs, blancs, blonds, nous sommes tous Boliviens. C’est cela que nous allons défendre. Avec une marche, et à n’importe quel coût ».

A 62 ans, ce syndicaliste n’a pas hésité à se lancer dans une éprouvante marche d’environ 200 km, sous le climat hostile de l’Altiplano bolivien à plus de 4 000 mètres d’altitude, pour rallier La Paz, siège du Parlement.

Comme lui, au moins 10 000 personnes ont répondu à l’appel des mouvements sociaux et devraient arriver sur place autour du 20 octobre prochain.

L’objectif pour la gauche au pouvoir : mettre la pression sur le Parlement pour que soit voté le référendum sur la nouvelle Constitution. Le gouvernement a en effet besoin du Sénat, où l'opposition est majoritaire, pour faire approuver le référendum. Or la droite réclame la modification de nombreux articles de la nouvelle Constitution rédigée l’an passé, notamment ceux sur la réélection présidentiel et sur l'extension maximale autorisée des propriétés foncières, ce que le gouvernement refuse.

Pression populaire

Lassés de l’attitude de l’opposition, et encouragés par le gouvernement, les mouvements sociaux ont donc décidé de se mobiliser pour sauver un projet constitutionnel qui bénéficie aux populations indigènes et défavorisées.

Peu avant de prendre la tête de la marche pour le premier kilomètre, Evo Morales a remercié ses troupes : « je veux saluer la conscience du peuple bolivien pour garantir ces transformations, au niveau économique, niveau social, au niveau culturel, a lancé sous les vivats le chef de l’Etat. Tout cela pour persuader ce petit groupe d’opposants qui de façon permanente a empêché une transformation profonde de notre pays ».

Si le Parlement viabilise le référendum constitutionnel, ce dernier pourrait être convoqué pour le début de l’année prochaine. L’opposition a cependant prévenu qu’elle ne cèderait pas à la pression populaire.

EVO MORALES : BOLIVIE

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Nous avons tous gagné avec Evo Morales

Pascual Serrano Envoyer à un(e) ami(e) Imprimer

Le résultat du référendum révocatoire du 10 août dernier en Bolivie, où le président Evo Morales a remporté une victoire retentissante avec plus de soixante pour cent des voix, sert encore une fois à montrer le divorce entre les citoyens de la communauté internationale et les secteurs oligarchiques du monde qui contrôlent des gouvernements et des médias.

17 Août 2008


Le principe du deux poids, deux mesures que ces derniers appliquent aux prétentions indépendantistes est évident si l’on considère que ces préfets boliviens des provinces rebelles qui font fi des institutions et de la légalité de l’État, seraient en prison s’ils étaient en Espagne et sous les bombes s’ils étaient en Géorgie. Il est curieux que les médias ne traitent avec bienveillance que ceux qui s’opposent à des gouvernements qui tiennent tête aux USA et à l’Union Européenne, comme au Tibet, au Kosovo et maintenant en Bolivie. Ainsi la BBC a qualifié de « match nul » les résultats du référendum !
Il suffit de comparer les réactions du préfet du département de Santa Cruz, Rubén Costas Aguilera, et du président Evo Morales. Alors que ce dernier annonçait « la convocation de toutes les autorités du pays pour chercher un consensus [...] dans le respect des normes et des lois », le préfet de Santa Cruz, après avoir appris les résultats du référendum, a qualifié le gouvernement d’ « insensible, totalitaire, populiste, inapte, qui empêche le développement du peuple et cherche seulement à concentrer le pouvoir et nous convertir en mendiants pour qu’on lui demande l’aumône ». Puis il a traité la démocratie bolivienne de « dictature » et a appelé « tyran » un président confirmé dans ses fonctions avec un pourcentage des voix sans précédent dans l’histoire électorale du pays. Il a annoncé la création d’une police départementale et d’un système indépendant de recouvrement des impôts, ce qui équivaut à l’appropriation des ressources et à la création de forces de sécurité subversives. Un vrai coup d’État. À Cochabamba, le préfet de l’opposition qui a perdu aussi son pari au référendum, l’ancien militaire Manfred Reyes Villa, a déclaré qu’il n’accepte pas le résultat et qu’il attend le verdict du Tribunal Constitutionnel... un tribunal qui n’existe pas actuellement. Un deuxième coup d’État.


Mais la réflexion principale que nous vient à l’esprit après ce référendum révocatoire est identique à celle que nous avions exprimé en 2004 au moment du référendum convoqué (et gagné) par Hugo Chávez au Venezuela: la certitude que seuls les gouvernements de gauche sont capables de demander aux citoyens s’ils veulent les garder au pouvoir ou les révoquer. C’est comme si ces gouvernements, péjorativement qualifiés de « populistes » quand ce n’est pas de « dictatures », étaient obligés de remettre une couche de consultations électorales pour être légitimés. Cela ne fait pas de doute : la gauche doit se soumettre à nouveau au verdict des urnes au bout de deux ans au lieu d’attendre la fin d’un mandat ; elle doit tolérer une opposition financée avec de l’argent usaméricain ; elle doit se colleter avec des entreprises multinationales qui participent au jeu politique en soutenant les secteurs néolibéraux qui leur accordent des privilèges et elle doit accepter la conspiration constante d’indépendantismes putschistes épargnés par les condamnations internationales.

Comparons un peu ces résultats avec ceux de pays où le vainqueur a été la droite économique, comme au Mexique ou au Pérou. Leur victoire électorale n’est jamais mise en question par les grands médias des pays riches et puissants malgré les irrégularités qu’il a pu y avoir lors élections, comme ce fut le cas au Mexique. Partout au monde l’opposant progressiste est disparu de l’agenda médiatique : López Obrador et Ollanta Humala n’ont pas de place dans notre presse ou notre télévision. Les mobilisations de l’opposition sont également ignorées, bien qu’elles soient fréquentes et massives dans ces pays. Voici ce que j’appelle la politique du silence à la Une: du silence pour les pays gouvernés par la droite économique pour qu’elle applique ses politiques néolibérales sans être ennuyée par des mobilisations et des protestations, évacuées des grands médias; et la Une consacrée chaque jour aux pays qui se sont donné des gouvernements progressistes, avec une image permanente de précarité, de crise et de déstabilisation.

La conclusion est claire : non seulement la gauche doit gagner des élections tous les quatre ou six ans pour gouverner, elle doit aussi se défendre des conspirations séparatistes, patronales, médiatiques et impérialistes. Et en même temps qu’elle se bat contre tous, elle doit avancer vers la consolidation d’un pouvoir qu’elle ne reçoit pas des urnes, car nous tous savons qu’être au gouvernement n’est pas la même chose qu’avoir le pouvoir.

Mais il n’y a pas que des inconvénients à cet état de fait. Les gouvernements dignes et progressistes d’Amérique Latine comptent sur un tintamarre de supporters enthousiastes dans le monde entier, car on sait très bien sur tous les continents qu’ils représentent le plus grand espoir pour affronter au pillage et à la guerre menés par les USA et leurs alliés à travers toute la planète. Dans un faubourg de New Delhi, dans un camp de réfugiés palestiniens à Gaza, dans les villages du sud de Liban, dans un centre culturel de la zone industrielle de Madrid ou dans un camp du Front Polisario en Algérie, les gens savent qui sont Evo Morales, Hugo Chávez et Fidel Castro et ils savent aussi que les luttes de ces dirigeants sont leurs propres luttes. Les kilomètres ne les séparent pas dans la poursuite d’un même rêve.


Traduit par Manuel Talens, révisé par Fausto Giudice


Source: Tlaxcala
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5694&lg=fr

tlaxcala@tlaxcala.es

MILITANTS ASSASSINES EN BOLIVIE

Des paysans et des militants pro-Morales assassinés en Bolivie

Comissão Pastoral da Terra Envoyer à un(e) ami(e) Imprimer

La crise en Bolivie a occupé pas mal d’espace dans les médias nationaux brésiliens, surtout à cause de la possibilité d’une coupure des fournitures de gaz naturel au Brésil. Mais la situation est beaucoup plus grave qu’il n’y paraît.

Il y a eu un massacre de paysans dans la province de Pando, à la frontière avec le Brésil et le Pérou comme le relate très bien une note émise par le Secrétariat aux droits humains du diocèse anglican de Brasilia (lire ci-dessous). Le massacre est pourtant présenté par la presse comme un affrontement entre partisans du gouvernement et opposants.
Plus grave encore, les préfets de Beni, Tarija et Santa Cruz, États qui eux aussi s’opposent à Morales, chercher à imputer le massacre aux troupes de l’armée au service de Morales, comme l’a indiqué la Folha de São Paulo du samedi 13 Septembre

16 septembre 2008


Après l’assassinat d’environ 30 paysans dans la nuit de jeudi dernier, 11 septembre, sur ordre de Leopoldo Fernández, préfet de Pando, le gouvernement d’Evo Morales a décrété l’état de siège dans l’État. Entretemps, Fernández a accepté le décret qui lui a été imposé le 14 Septembre, permettant à l’armée bolivienne de pénétrer dans l’État. Selon des témoignages d’habitants de la région et de survivants de l’attaque, le préfet du Pando avait pris sous contrat des mercenaires et des narcotrafiquants du Pérou et du Brésil pour effectuer cette attaque. Fernández nie cette accusation mais admet que des groupes armés ont participé au massacre des paysans.

Le gouvernement bolivien a promis, dans la nuit de ce dimanche, de faire condamner Leopoldo Fernández à 30 ans de prison pour crimes contre l’ humanité.Le vice-Ministre de la Coordination avec les mouvements sociaux de Bolivie, Sacha Llorenti, a délcaré que ce crime ne restera pas impuni. “Je tiens à être absolument clair : cette affaire ne va pas tomber dans l’impunité, car nous allons montrer que les institutions de l’État bolivien fonctionnent et que Leopoldo Fernández aura une condamnation incompressible à 30 ans de prison pour les crimes qu’il a commis”.

Llorenti a aussi affirmé que le crime avait été prémédité et planifié, vu que les principales cibles des pistoleros étaient les dirigeants paysans et que presque tous les morts avaient été atteints à la tête et au coeur.

Leopoldo Fernández est un politicien d’extrême-droite, membre, de Podemos [“Nous pouvons”], principal parti d’opposition au gouvernement Morales, et il faisait aprte du second gouvernement du généralHugo Banzer Suárez (1997-2001).

Porvenir est une localité située à 30 km de la ville de Cobija, capitale du Département de Pando en Bolivie, l’un des cinq États qui se sont révoltés contre le gouvernement central de cette république. C’est là qu’a eu lieu, le 11 septembre, ce qui est considéré comme le pire massacre de l’ère démocratique en Bolivie. On a déjà dénombré trente paysans morts et l’on estime qu’il y a eu au moins 20 morts de plus, en plus de dizaines de blessés. Des hommes, des femmes, dont certaines enceintes, des enfants et des personnes âgées.

Voici ce qui ressort d’une série d’interviews de survivants réalisées par le réseau de radio communautaires boliviennes Red Erbol, dans la nuit du 11, cinq véhicules avec des paysans se rendaient, sans armes, à une assemblée gouvernementale convoquée par la Fédération paysanne, dans la localité de Filadelfia, par une route traversant la jungle. À 8h30 du vendredi 12, ils ont été arrrêtés à mi-parcours par un détachement de la police de l’État de Pando. « Les policiers nous ont retenus là, nous déroutant pendant environ trois heures : peu après 11 heures, ont soudain surgi des véhicules transportant de 30 à 50 paramilitaires armés de fusils, de revolvers, de fusils de chasse et de mitraillettes, et ils ont commencé à tirer sur les paysans surpris. Les policiers se sont retirés, et les paysans qui ne sont pas tombés ont tenté de fuir dans la jungle, poursuivis par les paramilitaires. Quand ceux-ci en attrapaient un, ils le dépouillaient et le tuaient de sang-froid. Certains, quoique blessés, sont parvenus à rejoindre une rivière proche et se sont jetés à l’eau. Mais les assassins continuaient à les mitrailler et beaucoup sont morts dans ces circonstances. »


Les paramilitaires, liés au préfet de l’État de Pando M. Leopoldo Fernandez et au “Comité civique” de l’État ont tué sans distinction des femmes enceintes, des personnes âgées et des enfants, selon des rapports diffusés par la radio éducative captée ici à Brasilia par internet. Les véhicules des paysans ont été brûlés et leurs affaires volées. Il n’ya eu aucune résistance de la part des paysans, qui on été pris par surprise dans cette opération. La police de l’État a assisté à tout cela sans prendre de disposition et la tuerie s’est poursuivie jusqu’à cinq heures de l’après-midi.

De nombreux corps gisent encore en pleine jungle et dans la rivière et les autorités de l’État, en rébellion contre le gouvernement central, ne permettent pas l’entrée de secours dans la zone. Des organismes appartenant à diverses institutions ont tenté de parvenir sur les lieux, mais les autorités de l’État interdisent l’accès à la zone de conflit et les empêchent d’entrer dans la ville. Beaucoup de blessés se sont rendus dans les hôpitaux, mais d’autres n’ont pas eu le courage de chercher de l’aide par crainte de mourir, car il n’existe aucune sécurité dans la ville, qui vit dans le chaos, sans forces de l’ordre, et où même les blessés continuent à subir des menaces proférées impunément, tandis que la population se terre chez elle, craignant les saccages fréquents.

Le Secrétariat aux droits humains du diocèse anglican de Brasilia se déclare solidaire des familles des victimes ; elle demande paix, justice, solidarité et dialogue en Bolivie. Il appelle tout le monde à protester contre cet acte de barbarie perpétré par les autorités du département de Pando et les groupes paramilitaires qu’elles protègent. Il exige que les autorités brésiliennes arrêtent M. Leopoldo Fernandez et toute autre personne responsable de ce crime au cas où ils entreraient dans le territoire national (brésilien), pour qu’ils puissent être jugés pour crime contre l’humanité.
Source : www.cptnacional.org.br

Traduit par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique.
Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

BOLIVIE : LE CHOIX DES MOTS, LE POIDS DES FAITS


Bolivie : le choix des mots, le poids des faits

Claire Heukemes, Albert Verschueren

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Actuellement, « on » parle, ou plutôt les médias parlent beaucoup de ce pays oublié. La manière dont sont présentés les événements – sans être fausse – occulte néanmoins certaines réalités, comme un arbre peut cacher la forêt des faits.
Ainsi, le 11 septembre, des « affrontements » entre partisans et opposants au gouvernement auraient fait entre 4 et 8 morts, selon les organes de presse.
En vérité, on dénombre une trentaine de décès. Une marche de paysans indigènes, qui utilisaient leur droit d’exprimer et de manifester leur opinion, a été prise en embuscade. L’assemblée permanente des Droits de l'Homme de Bolivie détient les preuves de la présence de tueurs à gages brésiliens et péruviens, parmi les attaquants, financés et équipés par l’opposition.


16 septembre 2008


Les départements « riches », surnommés « Media Luna », s’« opposent » au gouvernement de « gauche », nous explique-t-on. Pareille présentation des choses – vraiment simpliste – occulte cependant la réalité sociologique. Nous avons voyagé dans ces régions, mais nous y avons rencontré bien plus de familles démunies que de nantis.
Certes, ces zones recèlent d’importantes ressources naturelles, des terres en abondance, des hydrocarbures. Mais à qui et à combien de personnes profitent-elles ? Une centaine de clans familiaux contrôlent l'économie, l'industrie agro-alimentaire, les banques, le commerce extérieur, la plupart des moyens de communication, 25 millions d'hectares de terre … tandis que deux millions de paysans se serrent sur 5 millions d'hectares . De plus on estime que 250.000 familles ne possèdent pas de terre.
Dans le Chaco, là où se trouvent les plus gros gisements de gaz, des centaines de familles indigènes vivent dans une situation de servage, elles travaillent dans les latifundia, sans contrat de travail, sans salaire, sans papier d'identité dans leur propre pays, sans la possibilité de s’en échapper.

Par ailleurs, ce ne sont pas les « masses populaires » qui se mobilisent spontanément. Les actions, souvent très violentes, sont réalisées par de petits groupes, bien préparés et très organisés. Ceux-ci sont équipés de casques, gourdins, armes blanches et même d’armes à feu, qui sont de plus en plus souvent utilisées. Leurs « manifestations » (terme employé par les médias), s’apparentent à des opérations de commandos, dont l'ensemble semble parfaitement cohérent, planifié, et obéit à une véritable stratégie militaire. Ces groupes de choc se sont emparés de la plupart des aéroports, ont coupé des routes importantes, avant d’occuper les bâtiments des institutions publiques. Ils saccagent les rares stations de radio ou de télévision qui ne soutiennent pas l’opposition. Ce dernier élément illustre la nature fondamentalement anti-démocratique de ce mouvement. Nous assistons au déroulement des classiques phases d’un coup d’état, mais dont « on » ne dit pas le nom.

Auparavant, l'opposition « libérale » avait réussi à paralyser les principales institutions démocratiques. Les magistrats de « droite » ont démissionné de la Cour constitutionnelle, de la Cour Suprême.
La Cour Nationale Électorale ne compte plus que 3 membres sur 5. Des remplaçants doivent être désignés par le Congrès, où le gouvernement détient une large majorité. Mais celui-ci est lui aussi bloqué, en raison du boycott des sénateurs de droite qui ne permet par d'atteindre le quorum requis. Ou comment saboter un régime démocratique en toute légalité…

Sur le terrain, les méthodes appliquées sont les mêmes que celles des fascistes en Europe dans les années 1930. Elles visent à faire régner la terreur. Les agressions contre les militants des mouvements indigènes et sociaux, des partis de la majorité, contre les représentants de l’État et les élus du peuple, deviennent systématiques : menaces de mort, y compris de leur famille, bastonnades, destruction de maisons, attentats à la dynamite… Des responsables, de plus en plus nombreux ont abandonné leur domicile, leur ville, et vivent dans la clandestinité. À Santa Cruz, une liste de « traîtres à abattre » (parmi lesquels figurent même des « centristes »), a été distribuée et affichée sur la place principale. Lors des grèves dites « civiques » décrétées par ces opposants, des bandes de jeunes patrouillent dans les rues, afin de contraindre la population à suivre leurs mots d’ordre. Les boutiques des récalcitrants sont incendiées. Même les marchés populaires sont attaqués. Les actions sont accompagnées d'actes de vandalisme, de l'aveu même de sources favorables à l'opposition.
Dans ces régions « riches » et « développées », les libertés élémentaires d’expression et de manifestation sont bafouées. Les assemblées ou marches des partisans du gouvernement sont réprimées violemment, non pas par les forces de l’ordre, mais par des bandes qui ressemblent de plus en plus à des organisations paramilitaires.

Bien ancré en Amérique latine, le vieil héritage culturel raciste anti-indien, débouche sur de nouvelles dérives allant du harcèlement verbal à la persécution physique. Les insultes fleurissent jusque dans les discours des responsables politiques de l’opposition (« mal nés, macaques, ordures… »). Comme au bon vieux temps des colonies et jusque dans les années 1950, les Indiens ne peuvent plus traverser la « Gran plaza » de certaines villes. À Sucre on a même pu assister à des scènes d’humiliation publique, avec coups et blessures, devant un rassemblement de foule. Les plus extrémistes appellent à expulser les « indiens de merde », et appellent ouvertement au meurtre. Avant que les choses ne s’aggravent encore, il faut dénoncer un risque d'épuration ethnique dans la Media Luna.

Facteur d’autant plus inquiétant : certaines autorités locales (municipalité de Sucre), départementales (Santa Cruz par exemple), des magistrats, des responsables politiques d’opposition, voire certains recteurs d'université, laissent faire, tandis que d’autres incitent, voire financent ou participent aux agressions et attentats.
La passivité de la police, des autorités judiciaires, est sidérante. Les auteurs de ces agressions et actes de vandalisme ne sont quasi jamais poursuivis, alors que des témoignages, des photos de presse, des reportages permettent de les identifier clairement.
Dans les faits, on peut en conclure que l’état de droit y a disparu dans cinq départements sur neuf. « On » parle d’un risque de « dictature » en Bolivie, qui serait instaurée par le président indien Evo Morales Ayma, reconduit dans ses fonctions lors d’un référendum révocatoire le 10 août dernier avec… plus de 67 % des suffrages. Toutefois, ce n’est plus un risque, c’est déjà une réalité, mais dans des zones contrôlées par l’opposition qu’« on » dit « libérale ».

« On » parle d’Autonomie. Ce terme, a priori suscite plutôt la sympathie. Il s’agirait apparemment de la principale revendication des départements des plaines. « On » sous-entend par la même occasion que le gouvernement est hostile à la décentralisation. Or le projet de nouvelle constitution, violemment rejeté par l’opposition (y compris par de véritables batailles de rues et un climat insurrectionnel), instaure quatre niveaux d’autonomie : départementale (comme l’exige l’opposition), provinciale (des subdivisions des départements), municipales, et des territoires de peuples premiers, c’est à dire des gens qui vivaient dans ce pays avant son invasion par les Européens. Ce texte reconnaît l’existence de territoires autochtones autogérés. Nous sommes donc en présence non pas de revendications d’autonomie face à l’« étatisme » du gouvernement, mais en présence de deux modèles différents d’autonomie : celui de la nouvelle constitution, riche et fondé sur la diversité culturelle, et celui de l’opposition « libérale », qui équivaut à réintroduire un nouveau centralisme, départemental.

Il reste à définir à qui profiterait ce dernier. Très symboliquement, les locaux de l'INRA (l'Institut national de la Réforme agraire), sont pris d'assaut. Concrètement cela signifie que les premiers acquis de la réforme agraire et la délimitation des terres indigènes sont enterrés.
Significativement aussi, le principal « front » se situe dans le Chaco (département de Tarija, sud), où se trouvent les principaux gisements de gaz. Les préfets en exigent le versement des revenus aux départements, sans toutefois préciser leur future affectation. Le gouvernement quant à lui les utilise déjà, entre autre, pour financer une rente aux personnes âgées, dans un pays où la sécurité sociale est inconnue pour la plupart des gens.
Nous assistons donc en réalité à une guerre pour la terre, les territoires autochtones , et les hydrocarbures. Voilà ce que masquent les revendications d’« autonomie départementale » avancées par l'opposition : bloquer les réformes sociales, la redistribution des richesses et des terres. Bref, défendre les privilèges de l'oligarchie qui détenait tous les pouvoirs.

Pour terminer, nous ne pouvons ignorer le contexte international, car l'affaire dépasse largement les frontières de la Bolivie. Là où se trouve du pétrole, les États-Unis ne sont jamais bien loin… Certes, nous ne détenons nous-même pas les preuves d'une implication directe de l’ambassadeur américain dans le déclenchement des troubles, même s'il a tenu des réunions avec les principaux leaders de droite ces dernières semaines. Ce qui est cependant certain, c'est que les États-Unis soutiennent et conseillent des organisations proches de l’opposition à travers l’USAID (agence américaine pour l’aide au développement) et une multitudes d’ONG. Le président Correa de l’Équateur vient de déclarer que les pays d'Amérique du Sud, solidaires avec le gouvernement légitime de Bolivie, ne toléreront pas une balkanisation de la région. Du point de vue historique, les tentatives de séparatisme en Bolivie rappellent en effet dangereusement les manœuvres qui ont conduit à l’éclatement de la Yougoslavie, et son cortège de guerres civiles, massacres et atrocités.

Certes, il ne nous appartient pas de juger la politique du gouvernement bolivien. Nous constatons simplement que, depuis plus d'un an, il a refusé de recourir à la force et ce jusqu'au 5 septembre dernier, (instauration de l'état de siège dans le département du Pando, pour stopper le massacre des paysans indiens). Depuis le mois d'août 2007, la droite utilise des méthodes de plus en plus violentes, pour bloquer le fonctionnement des institutions démocratiques, dont l'Assemblée Constituante élue par la population. Après avoir subi un net revers électoral, elle tente à présent un coup d'état fascisant. Belle leçon de "libéralisme"…

En espérant, comme les Républicains espagnols en 1936 que : "no pasaran". Car l'histoire nous enseigne que, chaque fois qu'ils sont passés, les conséquences ont été dramatiques.


Claire Heukemes et Albert Verschueren, historien.

DISCOURS EVO MORALES ( President de Bolivie ) A L ONU 2008

1ere Partie du discours

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2eme Partie du discours

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3eme Partiedu discours