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HOLOCAUSTE EN IRAK

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Tribune libre


6 octobre 2008

Irak

Quand est-ce qu’un Holocauste n’est pas un Holocauste ?

BLUM William

Quand est-ce qu’un Holocauste n’est pas un Holocauste ? Lorsque les coupables le qualifient de Victoire.

Bien que "l’offensive" ait échoué en termes de politique, elle est devenue une victoire en termes de propagande. Il semblerait que les partisans de la guerre n’ont rien d’autre à nous offrir, alors ils en parlent, en parlent, et en parlent encore. Permettez-moi de vous parler de la réduction de la violence en Irak : son niveau actuel est tel que n’importe quelle autre société dans le monde trouverait la situation horrible et intolérable, y compris la société irakienne d’avant l’invasion et l’occupation US. Sans oublier que, grâce à cette merveilleuse petite guerre, plus de la moitié de la population en Irak est soit morte, estropiée, traumatisée, confinée dans des prisons étatsuniennes et irakiennes surpeuplées, réfugiées à l’intérieur du pays ou en exil.

Ainsi, le nombre de personnes disponibles pour tuer ou être tuées a été remarquablement réduit.

De plus, un nettoyage ethnique à grande échelle a été effectué dans le pays (un autre indicateur de progrés, n’est-ce pas ? (*)). Sunnites et Chiites vivent plus que jamais chacun dans leurs propres enclaves et on ne voit plus d’horribles communautés mixtes avec leurs mariages mixtes, la violence sectaire a donc baissé ; et le puissant mouvement du leader Chiite Muqtada al-Sadr a décrété un cessez-le-feu depuis de nombreux mois, sans rapport avec l’offensive. Et pour combler le tout, les soldats US, face aux nombreux "explosifs improvisés" au bord des routes, sortent de moins en moins de leurs casernes (de peur de mourir, par exemple), et donc la violence contre nos braves gars a baissé aussi. Et n’oubliez pas que toute la violence en Irak a commencé lorsque les insurgés ont attaqué les forces US...

Imaginez que si la totalité de la population irakienne agée de plus de 10 ans ait été tuée, estropiée, emprisonnée ou forcée à l’exile, il n’y aurait probablement plus de violence du tout. Voilà ce qui serait une véritable victoire.

On ne devrait permettre à aucun étasunien d’oublier que la société irakienne a été détruite. Les habitants de cette terre malheureuse ont tout perdu - leurs maisons, leurs écoles, les quartiers, leurs mosquées, leurs emplois, leurs carrières, leurs techniciens, leur système de santé, leur système juridique, les droits des femmes, leur tolérance religieuse, leur sécurité, leur passé, leur présent, leur avenir, leurs vies.

Mais heureusement, il leur reste l’offensive.

William BLUM

(*) en français dans le texte

Le site de William Blum www.killinghope.org

L IRAK SOUS LE CONTROLE DES ETATS UNIS

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Faces cachées
envoyer 7 juin 2008

The Independent

Révélation d’un plan secret pour maintenir l’Irak sous le contrôle des Etats-Unis.

COCKBURN Patrick

Bush veut 50 bases militaires, le contrôle de l’espace aérien irakien et l’immunité contre les lois irakiennes pour tous les soldats américains et les sous-traitants.

Un accord secret qui est en train d’être négocié à Bagdad va perpétuer l’occupation militaire irakienne, indépendamment du résultat de l’élection présidentielle états-unienne de novembre (2008).

Les termes de l’accord imminent, dont certains détails ont filtré au The Independent, auront certainement un effet politique explosif en Irak. Des fonctionnaires locaux craignent que le traité, selon lequel les forces états-uniennes occuperont des bases militaires permanentes, pourront mener des opérations et arrêter des irakiens, tout en bénéficiant d’une immunité, déstabilisera la position de l’Irak dans le Moyen Orient et créera les conditions d’un conflit intérieur sans fin.

L’accord menace également de provoquer une crise aux Etats-Unis. Le président George W. Bush fait pression pour que l’accord soit prêt pour la fin du mois prochain afin de déclarer sa victoire militaire et que l’invasion de 2003 fût un succès. Mais perpétuer la présence états-unienne en Irak sapera les promesses de campagne du candidat démocrate virtuel Barak Obama de retirer les troupes s’il est élu en novembre.

De plus, le moment choisi pour cet accord stimulera le candidat républicain, John McCain, qui soutient que les Etats-Unis sont sur le point d’obtenir la victoire en Irak - une victoire qui serait mise en péril, selon lui, si M. Obama retirait le troupes trop tôt.

Les États-Unis ont 151 mille hommes en Irak, et même lorsque se dérouleront les rapatriements programmés le mois prochain, plus de 142 mille hommes séjourneront encore, soit 10 mille de plus qu’avant la « poussée » de janvier 2007. Selon les termes du nouveau traité, les états-uniens conserveront à long terme l’usage de plus de 50 bases en Irak, et ils exigent également l’immunité contre les lois irakiennes pour leurs troupes et leurs sous-traitants et les mains libres pour mener des arrestations et des activités militaires sans consulter le gouvernement de Bagdad.

Les termes exacts des exigences états-uniennes avaient été gardés secrets jusqu’à présent. Ces fuites provoqueront certainement une réaction furieuse en Irak. « Il s’agit d’une violation terrible de notre souveraineté », a dit un politicien irakien, en ajoutant que si l’accord était signé, il délégitimerait le gouvernement à Bagdad qui serait perçu comme un pion des Etats-Unis.

Les États-Unis ont constamment nié qu’ils voulaient des bases permanentes en Irak, mais selon une source irakienne : « Ce n’est qu’un subterfuge tactique ». De plus, Washington veut aussi le contrôle de l’espace aérien irakien au-dessous de 29.000 pieds et le droit de poursuivre la « guerre contre le terrorisme » en Irak, et le droit d’arrêter toute personne et de lancer des opérations militaires sans consulter le gouvernement irakien.

Bush est décidé à forcer Bagdad à signer en l’état le soi-disant « alliance stratégique » d’ici la fin juillet, mais l’accord est déjà rejeté par les iraniens et de nombreux arabes comme une nouvelle tentative des Etats-Unis pour dominer la région. Le puissant leader iranien, Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, généralement modéré, a affirmé ce mercredi qu’un tel accord créera une situation « d’occupation permanente », et il a ajouté : « l’essence de ce traité est de transformer les irakiens en esclaves des Etats-Unis. »

On dit que le premier ministre irakien, Nuri Maliki, s’oppose personnellement aux termes du nouveau pacte mais il considère que son gouvernement de coalition ne pourra pas se maintenir au pouvoir s’il perd l’appui des Etats-Unis.

Le traité risque aussi d’exacerber la guerre livrée, via des intermédiaires, entre l’Iran et les Etats-Unis pour étendre leur influence en Irak.

Bien que certains ministres irakiens aient promis de rejeter tout accord qui limiterait la souveraineté de l’Irak, les observateurs politiques à Bagdad estiment qu’ils finiront par signer et qu’ils ne cherchent qu’à se marquer dés à présent comme des défenseurs de l’indépendance irakienne. Le seul irakien qui a l’autorité nécessaire pour mettre fin à l’accord est le leader Spirituel de la majorité chiite, le grand ayatollah Ali Sistani. En 2003, c’est lui qui avait obligé les Etats-Unis à accepter un référendum sur la Nouvelle Constitution irakienne et l’élection d’un Parlement. Cependant, on pense que le leader spirituel croit qu’en perdant l’appui des Etats-Unis, les chiites, qui avaient gagné la majorité parlementaire en 2005, se retrouveraient grandement affaiblis.

Les Etats-Unis sont ouvertement contre la tenue d’un référendum en Irak sur le nouvel accord de sécurité car ils craignent un rejet. L’influent religieux chiite Moqtada Sadr a appelé ses partisans à manifester tous les vendredis contre l’accord en cours en déclarant qu’il constituait une atteinte à l’indépendance de l’Irak.

Le gouvernement irakien veut retarder la signature du pacte mais le bureau du vice-président Dick Cheney fait pression pour un passage en force. L’ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Cocker, a passé des semaines à tenter de finaliser un accord.

La signature d’un accord de sécurité, en plus d’un accord autorisant le maintien des troupes états-uniennes pour une période indéfinie, a peu de chances d’être accepté par la majorité des irakiens. Mais les kurdes, qui constituent un cinquième de la population, seront probablement favorables à la présence permanente états-unienne, tout comme les dirigeants politiques sunnites qui veulent que les forces états-uniennes éliminent le pouvoir des chiites. La communauté arabe sunnite, qui a largement appuyé la guérilla contre l’occupation états-unienne, pourrait se retrouver ainsi divisée.

Patrick Cockburn

sources :
ENGLISH
ESPAÑOL

Traduction Esteban, éditée par le Grand Soir

+ corrections mineures apportées le 9 juin 2008

LA PAIX EN IRAK EST UNE OPTION

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La paix en Irak est une option

Déclaration de Le Feyt

International Anti Occupation Network

Envoyer à un(e) ami(e) Imprimer

Les soussignés, amis de l’Irak, de France, Belgique, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Portugal, USA, Égypte, Suède et Irak, organisés dans le Réseau International Anti-Occupation (International Anti-Occupation Network (IAON)) et réunis à Le FEYT, France, du 25 au 27 août 2008, ont adopté la prise de position suivante. Cette déclaration témoigne de notre engagement en faveur d’une véritable fin à l’occupation et d’une paix durable en Irak.

27 août 2008


L’occupation américaine de l’Irak est illégale et ne peut être rendue légale. Tout ce qui a découlé de l’occupation est illégal et illégitime et ne peut pas trouver de légitimité. Ces faits sont incontestables. Quelles sont leurs conséquences?

La paix, la stabilité et la démocratie en Irak sont impossibles sous l’occupation. L’occupation étrangère est par nature opposée aux intérêts du peuple occupé, comme le prouvent les six millions d’Irakiens déplacés à l’intérieur et l’extérieur de l’Irak, l’assassinat planifié d’universitaires et de professionnels irakiens et la destruction de leur culture, et plus d’un million de tués.

La propagande occidentale tente d’accréditer l’absurdité selon laquelle l’envahisseur et destructeur de l’Irak pourrait jouer le rôle de protecteur de l’Irak. La crainte accommodante d’un “vide de sécurité” – utilisée pour perpétuer l’occupation – ne tient pas compte du fait que l’armée irakienne n’a jamais capitulé et constitue l‘épine dorsale de la résistance armée irakienne. Cette épine dorsale n’a pour seul souci que de défendre le peuple irakien et la souveraineté de l’Irak. De même, les projections sur une guerre civile ignorent le fait que la population irakienne, dans sa grande majorité, numériquement et par intérêt, rejette l’occupation et continuera de le faire.

En Irak, le peuple résiste à l’occupation par tous les moyens, conformément au droit international (1). Seule la résistance populaire peut être reconnue comme celle qui exprime et défend les intérêts du peuple irakien. Jusqu‘à présent, les USA sont aveugles à cette réalité, espérant qu’une “poussée diplomatique”, à la suite de la poussée militaire consituée par un véritable nettoyage ethnique, permettra de protéger le gouvernement qu’ils imposent à l’Irak. Quel que soit le président élu la prochaine élection présidentielle US, les USA ne pourront jamais atteindre leurs objectifs impériaux, et les forces qu’ils imposent à l’Irak sont opposées aux intérêts du peuple irakien.

Certains en Occident continuent à justifier la négation de la souveraineté populaire à l’enseigne de la «guerre contre le terrorisme», criminalisant non seulement la résistance (2), mais aussi l’aide humanitaire à un peuple assiégé. Selon le droit international, la résistance irakienne constitue un mouvement de libération nationale. La reconnaissance de la résistance irakienne est donc un droit, pas une option (3). La communauté internationale a le droit de retirer la reconnaissance accordée au gouvernement imposé à l’Irak par les USA et de reconnaître la résistance irakienne.

Il est évident que l’Irak ne peut récupérer une stabilité, une unité et intégrité territoriale durables que si sa souveraineté est garantie. Il est également évident que l’occupation US ne peut pas éviter d’avoir à rendre des comptes en essayant de reporter la responsabilité sur les voisins de l’Irak. Un pacte de non-agression, de développement et de coopération entre un Irak libéré et ses voisins immédiats est le moyen évident d’atteindre cette stabilité (4). De par sa position géopolitique médiane, et compte tenu de ses ressources naturelles, un Irak libéré, pacifique et démocratique est essentiel au bien-être et au développement de ses voisins. Tous ses voisins doivent reconnaître que la stabilité en Irak servirait leurs propres intérêts et s’engager à ne pas s’ingérer dans ses affaires intérieures

Si la communauté internationale et les USA sont intéressés par la paix, la stabilité et la démocratie en Irak, ils doivent accepter que seule la résistance irakienne – armée, civile et politique – peut atteindre ces objectifs en préservant les intérêts du peuple. La première exigence de la résistance irakienne est le retrait inconditionnel de toutes les forces étrangères occupant illégalement l’Irak – y compris les sous-traitants privés – et le démantèlement de toutes les forces armées établies par l’occupation.

Le mouvement irakien contre l’occupation – dans toutes ses expressions – par sa défense du peuple irakien, est la seule force habilitée à assurer la démocratie en Irak. L’ensemble du spectre de ce mouvement est d’accord pour qu’un gouvernement intérimaire constitué après le retrait US ait deux missions: préparer le terrain pour des élections démocratiques et reconstituer l’armée nationale. Une fois ces tâches administratives accomplies, ce gouvernement intérimaire serait dissous, laissant les décisions concernant les réparations, le développement et la reconstruction à un gouvernement irakien souverain et librement élu dans un État de tous ses citoyens sans discrimination religieuse, ethnique, confessionnelle ou fondée sur le sexe.

Toutes les lois, contrats, traités et accords signés sous l’occupation sont sans équivoque nuls et non avenus. Selon le droit international et la volonté du peuple irakien, la souveraineté totale sur les ressources pétrolières, naturelles, culturelles et matérielles de l’Irak repose entre les mains du peuple irakien, dans toutes ses générations, passées, présentes et futures. Tous, dans le spectre du mouvement contre l’occupation, s’accordent sur le fait que l’Irak devrait vendre son pétrole sur le marché international à tous les États qui ne sont pas en guerre avec lui, et en conformité avec les obligations de l’Irak comme membre de l’OPEP.

L’invasion US de 2003 était et reste illégale et le droit de la responsabilité de l‘État exige que les États refusent de reconnaître les conséquences d’actes d‘État illégaux (5). La responsabilité de l‘État comprend aussi un devoir de restaurer les droits. Des compensations doivent être payées par tous les acteurs étatiques et non-étatiques qui ont profité de la destruction et du pillage de l’Irak.

Le peuple irakien aspire à la paix à long terme. Sur la base des conclusions d’Istanbul en 2005 du Tribunal mondial sur l’Irak (6), et en reconnaissance des immenses souffrances du peuple irakien agressé, les signataires de cette déclaration approuvent les principes énoncés ci-dessus pour la paix, la stabilité et la démocratie en Irak.

La souveraineté de l’Irak repose entre les mains de son peuple en résistance. La paix en Irak est facile à atteindre: retrait inconditionnel des USA et reconnaissance de la résistance irakienne qui, par définition, représente la volonté du peuple irakien.

Nous lançons un appel à tous les gens épris de paix dans le monde à travailler pour soutenir le peuple irakien et sa résistance. L’avenir de la paix, de la démocratie et du progrès en Irak, dans la région et dans le monde en dépend.

Les membres du Réseau International Anti-Occupation (7):

Abdul Ilah Albayaty, membre du Comité exécutif du BRussells Tribunal, France – Irak
Hana Al Bayaty, Coordinatrice de l’ Initiative internationale des Irakiens sur les réfugiés, France – Égypte
Dirk Adriaensens, membre du Comité exécutif du BRussells Tribunal, Belgique
John Catalinotto, International Action Center, USA
Ian Douglas, coordonnateur de l’Initiative internationale pour l’engagement de poursuites contre le génocide US en Irak, Royaume-Uni – Égypte
Max Fuller, auteur de For Iraq, the Salvador Option Become Reality et Crying Wolf, death squads in Iraq, Royaume-Uni
Paola Manduca, scientifique, New Weapons Committee, Italie
Sigyn Meder, membre de l’Association de solidarité Irak à Stockholm, Suède
Cristina Meneses, membre de la session portugaise du Tribunal mondial sur l’Irak, Portugal
Mike Powers, membre de l’Association de solidarité Irak à Stockholm, Suède
Manuel Raposo, membre de la session portugaise du Tribunal mondial sur l’Irak, Portugal
Manuel Talens, écrivain, membre de Cubadebate, Rebelión et Tlaxcala, Espagne
Paloma Valverde, membre de la Campagne espagnole contre l’occupation et pour la souveraineté de l’Iraq, (CEOSI), Espagne

Le Feyt, France, 27 Août 2008

International figures who join us in our commitment to a true end to the occupation and to a lasting, sustainable peace in Iraq

Ramsey Clark, former U.S. Attorney General, international human rights activist, founder of the International Action Center – USA
Admiral Vishnu Bhagwat, former Chief of Naval Staff — India
Cynthia McKinney, Green Party US Presidential Candidate – USA
Denis Halliday, Former UN Assistant Secretary General & United Nations Humanitarian Coordinator for Iraq 1997-98 – Ireland
Hans von Sponeck, Former UN Assistant Secretary General & United Nations Humanitarian Coordinator for Iraq 1998-2000 – Germany
François Houtart, Director of the Tricontinental Center (Cetri), spiritual father and member of the International Committee of the World Social Forum of Porto Alegre, Executive Secretary of the Alternative World Forum, President of the International League for rights and liberation of people and president of the BRussells Tribunal – Belgium
Socorro Gomes, Chairwoman of WPC – World Peace Council and of Cebrapaz – Brazilian Center of Solidarity with Peoples and Struggle for Peace – Brazil
José Francisco Gallardo Rodríguez, General Major and PhD. in Public Administration – Mexico
Manik Mukherjee, Deputy, International Affairs, Socialist Unity Center of India, General Secretary, International Anti-imperialist and People’s Solidarity Coordinating Committee – India
Eduardo Galeano, Essayist, journalist, historian, and activist – Uruguay
Harold Pinter, Author, Nobel Prize in Literature 2005 – UK
James Petras, Author – USA
Jan Myrdal, Author – Sweden
Michael Parenti, Author – USA
Peter Curman, Author – Sweden
Rosa Regàs, Author – Spain
Santiago Alba Rico, Author, philosopher, member of Rebelion, Spain – Tunisia
William Blum, Author, USA
Issam Chalabi, former Iraqi Oil Minister, Iraq/Jordan
Dr. Omar Al Kubaisy, senior iraqi cardiologist, anti occupation politician and activist on iraq health & medical situation
Dr. Saeed H. Hasan, Former Iraqi Permanent Representative to the United Nations – Iraq
Dr. Saadallah Al-Fathi, former head of the Energy Studies Department at OPEC – Iraq
Salah Omar Al Ali, ex iraqi minister/ex Iraq’s ambassador to UN
Faruq Ziada, Former Iraqi Ambassador
Majid Al Samarai, former Iraqi ambassador
Wajdi A. Mardan, writer and Iraqi Diplomat
Naji Haraj, former Iraqi diplomat, human rights activist
Ridha Al Ridha, President of Iraqi Ja’fari shiits association: Al Ja’faria
Hassan T. Walli Aydinli, President of the Committee for the Defence of the Iraqi Turkmens’ Rights – Belgium-Iraq
Saif Al din Al Douri, Iraqi writer and researcher
Sabah Al-Mukhtar, President of the Arab Lawyers Association – Iraq / UK
Mohammed Younis Alobaidi, Oil Expert, Petroleum Consultancy Group (PCG) Board Member
Prof. Dr. Zuhair Al Sharook, Former President of Mosul University, Iraq
Dr. Abdul Razaq M. Al Dulaimi, Dean of college of communication in Baghdad before the invasion
“Hana Ibrahim”, Chair of Women’s Will Organisation – Iraq
Mohammed Aref, Science writer – Iraq / UK
Muhamad Tareq Al-Deraji, Director of Monitoring net of human rights in Iraq –

President of CCERF – Fallujah
Dr. Mousa Al-Hussaini, Iraqi Writer
Buthaina al Nasiri, author and activist, iraq-egypt
Dr. Souad Naji Al-Azzawi, Asst. Prof. Env. Eng. – University of Baghdad – Iraq
Mundher Al-Adhami, Research Fellow at Kings College London – Iraq / UK
Nermeen Al-Mufti, Former co-director of Occupation Watch – Journalist – Iraq
Salam Musafir, Iraqi author and journalist based in Russia
Wafaa’ Al-Natheema, independent journalist, activist, founder of the Institute of Near Eastern & African Studies (INEAS), filmmaker, author of “Untamed Nostalgia – Wild Poems”
Hisham Bustani, Writer and Activist, Secretary – Socialist Thought Forum, Jordan
Nada Kassass, activist, Egypt
Arab Lotfy, artist and activist, Resistance Alliance, Lebanon- Egypt
Dr Sahera Al Abta, Academic,Doctor in biology,Faculty of Sience,Iraq/Amman
Sabah Al-Khozai, Academic & Politician
Yihia Abu Safi, searcher and activist, committies RIGHT TO RETURN palestinian, member of Resistance Alliance-Cairo
Dr. Mahmoud Khalid Almsafir, Ass. Prof. International Economics, Kuala Lumpur, Malaysia
Ghali Hassan, Independent writer living in Syndey, Australia
Yasar Mohammed Salman Hasan, computer science and business management – UK
Abdul Wahab Hamid Rashid, Iraq/Sweden
Asma Darwish Al-Haidari, Economist and Activist – Amman
Dr. Curtis F.J. Doebbler, International Human Rights Lawyer – USA
Karen Parker, Attorney , Association of Humanitarian Lawyers, partners of the BRussells Tribunal – USA
Niloufer Bhagwat, Vice President of Indian Lawyers Association – Mumbai / India
Amy Bartholomew, Law professor – Canada
Jennifer Van Bergen, journalist, author writing about civil liberties, human rights and international law, law lecturer at the Anglo-American University in Prague
Ana Esther Ceceña, Researcher/professor in geopolitics, National Autonomous University of México, Director of the Geopolitics Latinamerican Observatory – Mexico
Ángel Guerra Cabrera, journalist and professor – Cuba
April Hurley, MD, Iraq Peace Team, Baghdad 2003 – California, USA
Azildin Bin Hussain Al Qutamil, Arab Avant Guard-blog – Tunis
Dr. Bert De Belder, Coordinator Intal & Medical Aid For The Third World – Belgium
Carlos Fazio, journalist and academic – Mexico
Carlos Taibo, professor of Political Sciences, Madrid Autonomous University – Spain
Carmen Bohorquez, philosopher, Coordinator of the network of networks In Defense of Humanity – Venezuela
Dr. Chandra Muzaffar, President of JUST International – Malaysia
Claudio Moffa, Professor of History – Italy
Corinne Kumar, Secretary General of El Taller International – Tunesia / India
Dahr Jamail, independent journalist, author: Beyond the Green Zone: Dispatches from an Unembedded Journalist in Occupied Iraq – USA
David Miller, Professor of Sociology at Strathclyde University, co-founder of Spinwatch – UK
Dirk Tuypens, Actor – Belgium
Elias Davidsson, composer, international law scholar and activist for 9/11 truth – Germany
Eric Goeman, coordinator ATTAC – Belgium
Fausto Giudice, Writer, translator, activist, member of Tlaxcala – Italy/France
Felicity Arbuthnot, Journalist – UK
Frank Vercruyssen, Actor, TG Stan – Belgium
Dr. Gideon Polya, scientist, author of Body Count, Global avoidable mortality since 1950, Australia
Gie van den Berghe, professor University of Ghent – Belgium
Gilad Atzmon, Musician, writer, pro-Palestinian activist – UK
Gilberto López y Rivas, anthropologist – Mexico
Prof. Hedvig Ekerwald, Dept of Sociology, Uppsala University – Sweden
Prof. Em.
Herman De Ley, Em. Prof. Ghent University, Ex-director of Centre for Islam in Europe – Belgium
Isaac Rosa, Writer – Spain
James E. Jennings, PH.D., President , Conscience International, Inc., a humanitarian aid and human rights organization working primarily in the Middle East; and Executive Director, US Academics for Peace, a group of university professors dedicated to dialogue among civilizations – USA
Jean Pestieau, Professor Emeritus, Catholic Univercity of Louvain (UCL), Belgium
Joachim Guilliard, Journalist, Anti-war movement – Germany
John Saxe-Fernández, Professor of political science, National Autonomous University – México
Jos Hennes, Publisher EPO – Edition House – Belgium
José Reinaldo Carvalho, Journalist, politologue, Relations Internationales, Cebrapaz – Centre Brésilien Pour la Solidarité avec les Peuples et la Lutte pour la Paix – Brazil
Kris Smet, Former Journalist – Belgium
Larry Holmes, Troops Out Now Coalition – USA
LeiLani Dowell, Fight Imperialism, Stand Together – USA
Prof. Dr. Lieven De Cauter, philosopher, K.U. Leuven / Rits, initiator of the BRussells Tribunal – Belgium
Lolo Rico, screenwriter – Spain
Ludo De brabander, Vrede, Peace Organisation – Belgium
Luz Gomez Garcia, Lecturer. Universidad Autonoma de Madrid – Spain
Manlio Dinucci, journalist Il Manifesto – Italy
Marc Vandepitte, philosopher – Belgium
Maria McGavigan, Institute for Marxist Studies, Brussels
Dr Mario Novelli, Lecturer in International Development, University of Amsterdam, Netherlands
Maruja Torres, writer and journalist – Spain
Mary Rizzo, Writer, translator, pro-Palestinian activist, member of Tlaxcala – USA/Italy
Mathias Cederholm, historian University of Lund, member in the Iraq Committe in Malmö, Sweden
Merry Fitzgerald, Europe-Turkmens of Iraq Friendships – Belgium
Michel Chossudovsky, economics professor and director, Centre for Research on Globalization (CRG) – Canada
Michel Collon, author, journalist – Belgium
Miguel Álvarez Gándara, member of SERAPAZ – Mexico
Mohamed Larbi Benotmane, law professor, Mohamed V University (Rabat).
Dr. Nayar López Castellanos, National Autonomous University of México – Mexico
Pascual Serrano, journalist, member of Rebelion – Spain
Paul Vanden Bavière, Former journalist De Standaard, publicist and editor of webzine Uitpers – Belgium
Pedro Monzón, Professor, Coordinator of the Cuban Chapter In Defense of Humanity – Cuba
Dr. Pol De Vos, Public Health Researcher – Peace movement, Belgium
René Naba, journalist, writer – France
Robin Eastman-Abaya, physician and human rights activist – USA
Prof. Rudi Laermans, sociologist, Catholic University of Leuven – Belgium
Sara Flounders, co-director of the International Action Center
Sarah Meyer, Independent researcher living in Sussex – UK
Saul Landau, scholar, author, commentator, and filmmaker on foreign and domestic policy issues, fellow of the Institute for Policy Studies – USA.
Sköld Peter Matthis, ophthalmologist – Sweden
Stephan Galon, ABVV Trade-Union Secretary / Permanent Syndical Centrale Générale FGTB – Belgium
Stéphane Lathion, swiss scholar (Fribourg University) – President of the GRIS (Research Group on Islam in Switzerland).
Stephen Eric Bronner, Professor of political science, Rutgers University – USA
Stevan Kirschbaum, Chair Grievance Committee United Steel Workers 8751 – USA
Steve Gillis, Vice President, United Steel Workers Local 8751 – USA
Teresa Gutierrez, May 1st Coalition for Immigrant and Worker Rights Co-Coordinator and Deputy Secretary General International Migrant Alliance (organizations for ID only) – USA
Dr. Thomas M. Fasy, MD PhD, Clinical Associate Professor, Mount Sinai School of Medicine – USA
Víctor Flores Olea, writer and political scientist – Mexico

Endorsing Organisations
All India Anti-imperialist Forum – India
BRussells Tribunal – Belgium
CEOSI – Spain
Conscience International – USA
El Taller International – Tunesia
INTAL – Belgium
International Action Center – USA
International Anti-imperialist and People’s Solidarity Coordinating Committee
The Iraq Solidarity Association in Stockholm (IrakSolidaritet) – Sweden
Medical Aid For The Third World – Belgium
Muslim Peacemaker Teams – Iraq
Palestine Think Tank (Free Minds for a Free Palestine)
Tlaxcala, The Translators’ (Global) Network for Linguistic Diversity
US Academics for Peace – USA
World Courts of Women

We encourage the international peace movement, civil society and politicians to follow their example


Notes

1 Le droit à l’autodétermination, à l’indépendance nationale, à l’intégrité territoriale à l’unité nationale et à la souveraineté sans ingérence externe a été affirmé à de nombreuses reprises par divers organes de l’ONU, dont le Conseil de sécurité, l’Assemblée générale, la Commission des droits humains, la Commission juridique internationale et la Cour internationale de justice.
Le principe d’autodétermination prévoit que dans les cas où celle-ci a été supprimée par la force, il puisse être fait recours à la force pour la restaurer.
La Commission des droits humains a réaffirmé de manière coutumière la légitimité de la lutte contre l’occupation par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée (CHR Resolution No. 3 XXXV, 21 February 1979 et CHR Resolution No. 1989/19, 6 March 1989).De manière explicite, la résolution 37/43, adoptee le 3 Décembre 1982 par l’Assemvblée générale de l’ONU “réaffirme la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère et de l’occupation étrangère par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée .” (Voir aussi les résolutions de l’AG de l’ONU 1514, 3070, 3103, 3246, 3328, 3382, 3421, 3481, 31/91, 32/42 and 32/154).

2 L’article 1 (4) du 1er Protocole additionnel aux Conventions de Genève, 1977, considère les luttes pour l’autodétermination comme des situations de conflit armé international. La Déclaration de Genève sur le terrorisme dispose: “Comme maintes fois reconnu par l’Assemblée générale des Nations Unies, les peuples qui luttent contre la domination coloniale et l’occupation étrangère et contre les régimes racistes dans l’exercice de leur droit à disposer d’eux-mêmes ont le droit d’utiliser la force pour accomplir leurs objectifs dans le cadre du droit international humanitaire. Ces utilisations licites de la force ne doivent pas être confondue avec des actes de terrorisme international.”

3 Les mouvements de libération nationale sont reconnus comme étant la conséquence du droit à l’autodétermination. Dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination, les peuples sous domination coloniale et étrangère ont le droit “de lutter … et de demander et recevoir un appui, conformément aux principes de la Charte» et en conformité avec la Déclaration relative aux principes du droit international concernant les relations amicales et la coopération entre les États. C’est dans ces termes que l’article 7 de la Définition de l’agression (résolution de l’Assemblée générale 3314 (XXIX) du 14 Décembre 1974) reconnaît la légitimité de la lutte des peuples sous domination coloniale ou étrangère. La reconnaissance par l’ONU de la légitimité de la lutte des peuples sous domination coloniale et étrangère ou occupation est en ligne avec l’interdiction générale du recours à la force consacrée dans la Charte des Nations Unies, selon laquelle un État qui soumet par la force un peuple à une domination coloniale ou étrangère commet un acte illicite tel que défini par le droit international, et le peuple soumis à cette occupation, dans l’exercice de son droit naturel de légitime défense, peut lutter pour défendre et réaliser son droit à disposer de lui-même.

4 La Déclaration relative aux principes du droit international concernant les relations amicales et la coopération entre les États (résolution de l’Assemblée générale 2625 (XXV)) cite le principe que «les États doivent s’abstenir dans leurs relations internationales de la menace ou de l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.» Individuellement et collectivement, l’Iraq et ses voisins devraient s’engager à s’abstenir de recourir à la force ou de menacer d’y recourir, de faciliter le recours à la force ou la menace de recours à la force par d’autres acteurs, et en s’abstenant de toutes les formes de s’ingérer dans les affaires d’autres États. Individuellement et collectivement, l’Iraq et ses voisins devraient également s’engager à la coopération et au développement sur la base de la négociation, de l’arbitrage et de l’avantage mutuel.
5 L’article 41 (2) du projet d’articles sur la responsabilité des États de la Commission du droit international de l’ONU, représentant la règle du droit international coutumier (résolution 56/83 du 28 Janvier 2002 adoptée en Assemblée générale des Nations unies : « la responsabilité des États dans des actes illégaux »), empêche les États de bénéficier de leurs propres actes illégaux: « Aucun État ne doit reconnaître comme licite une situation créée par une violation grave [d’une obligation découlant d’une norme impérative du droit international général] », chapitre III (e), Résolution 36/103 du 14 Décembre 1962 de l’Assemblée générale des Nations Unies, “Déclaration sur le caractère inadmissible de l’intervention et ingérence dans les affaires intérieures des États”.

6 Déclaration du Jury, World Tribunal on Iraq, Tribunal mondial sur l’Iraq, Istanbul, 23-27 Juin 2005.

7 Le Réseau international contre l’occupation est une coalition de groupe solidaires du peuple irakien, pour la souveraineté de l’Irak et contre l’occupation US de l’Irak. Il a été établi en avril 2006 lors du séminaire international sur l’assassinat d’universitaires et de professionnels de santé irakiens, dont la résolution finale peut être lue ici.

À diffuser largement SVP

traduction par Tlaxcala



Translations
Le Feyt Declaration - Peace in Iraq is an option
Declaració de Le Feyt: La pau a l’Iraq és una opció
Erklärung von Le Feyt: Der Frieden im Irak ist eine Option
Dichiarazione di Le Feyt: la pace in Iraq è possibile
Le Feyt-förklaringen: Fred i Irak är en möjlighet
Le Feyt verklaring: Vrede in Irak is een keuze
Declaración de Le Feyt: La paz en Iraq es una opción
Declaração de Le Feyt: A paz no Iraque é uma opção
Déclaration de Le Feyt - La paix en Iraq est une option
اعلان لو فيي : السلام في العراق ممكن
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International Initiative to Prosecute US Genocide in Iraq
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Iraqi International Initiative on Refugees
New Weapons Committee
Portuguese session of the World Tribunal on Iraq
Rebelión
CEOSI - Spanish Campaign Against the Occupation and for the Sovereignty of Iraq
Tlaxcala


Original and official text of "Le Feyt Declaration: Peace in Iraq is an option".
This text cannot be altered.
If copied in its entirety, or in parts, the original source should always be mentioned: http://anti-occupation.org