Jeudi, 24 Septembre 2009 09:18
Honduras: le début de la fin
Atilio A. Boron
Zelaya est déjà à Tegucigalpa et son entrée au Honduras, se moquant des « mesures de sécurité » frontaliers, devrait marquer le début de la fin du régime putschiste. Cet espoir est fondé pour plusieurs raisons.
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Un mouvement de résistance sous-estimée
Parce que les gorilles du Honduras et leurs instigateurs et protecteurs aux USA (principalement au Commandement Sud et au Département d’État) ont sous-estimé la massivité, l'intensité et la persévérance de la résistance populaire qui, jour après jour, sans faille, manifeste son opposition au coup d’Etat. En réalité, ce refus de taille n’était prévu par personne si on s’en tient à l’histoire contemporaine du Honduras. Mais le nouveau chemin choisi par Zelaya, sa réponse positive face aux demandes populaires longuement reportées et la réorientation de son insertion internationale dans le cadre de l’ALBA, a eu un effet pédagogique impressionnant et a déchaîné une réaction populaire inespérée.
Double isolement du régime putschiste
Sur le front interne, il est devenu de plus en plus évident que sa base sociale se réduisait à l’oligarchie et à quelques groupes subordonnés à son hégémonie, dont les moyens de communication dominés sans contrepoids par le pouvoir du capital. De plus, le passage du temps, loin de débiliter la résistance populaire, a affaibli le soutien social au régime.
Sur le plan international, l’isolement de Micheletti et de sa bande est quasi absolu, sauf de rares exceptions. Toute l’Amérique Latine et les Caraïbes ont retiré leurs ambassadeurs. De même plusieurs des pays les plus importants d’Europe. Même l’OEA a adopté une ligne dure à l’encontre du régime. Son quasi unique soutien externe provenait des USA. Néanmoins, ce soutien a diminué avec le temps, depuis le refus de visas au corps diplomatique accrédité à Washington jusqu’à des mesures toujours plus exigeantes à l’encontre de Micheletti lui-même et de ses collaborateurs.
La politique ambiguë des USA
Résultant d’une confrontation interne dans l’administration – la politique états-unienne a facilité le coup d’Etat qui a pu évoluer dans une direction contraire aux intérêts des usurpateurs. Certes, l’initial refus du coup d’Etat manifesté par Obama fut par la suite atténué et tiédi par son ancienne (et actuelle ?) rivale, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Mais le caractère rétrograde de Micheletti et de son entourage - qu’ils ne peuvent dissimuler - ainsi que l’interminable quantité d’insultes dirigées à Obama chaque fois que la Maison Blanche exprimait une critique à Tegucigalpa, a lentement fait pencher la balance contre la Secrétaire d’État. Créant une atmosphère de plus en plus antagoniste dans les relations avec les putschistes.
Une sérieuse prise de tête pour Obama
En premier lieu, il dément manifestement sa promesse de fonder une nouvelle relation entre les USA et les pays de l’hémisphère. Le soutien initial au putsch, clairement manifesté par la résistance obstinée de Washington à le caractériser comme un « coup d’Etat », la tiédeur de la réponse diplomatique et l’indifférence face aux graves violations des droits humains perpétrées par le régime de Tegucigalpa, tout cela a nui sérieusement à l’image qu’Obama voulait installer en Amérique Latine et dans les Caraïbes.
La continuation du régime putschiste ferait apparaître Obama comme un politicien irresponsable et démagogue ou, pire encore, comme quelqu’un d’incapable de contrôler ce que font et disent ses subordonnés au Pentagone, au Commandement Sud et au Département d’État. Ceci se rattache à une autre affaire, très importante et qui dépasse le cadre de la politique de l’hémisphère : sa crédibilité sur l’arène internationale. En démontrant son impuissance à contrôler ce qui se passe dans son « arrière-cour », les gouvernants d’autres pays - spécialement la Chine, la Russie et l’Inde - auraient des raisons de suspecter qu’il ne pourra non plus contrôler les secteurs les plus belliqueux et réactionnaires des USA. Pour ceux-ci, les promesses du président d’encourager le multilatéralisme équivalent à une capitulation inconditionnelle face à leurs ennemis détestés.
Ceci est particulièrement grave dans une période où Obama négocie avec la Russie un nouvel accord pour réduire l’arsenal nucléaire des deux pays, ce dont Washington a besoin autant que Moscou étant donné l’hémorragie économique produite par les guerres en Irak et Afghanistan et l’incontrôlable déficit fiscal nord-américain.
L’échec de cet accord aurait un coût économique énorme sur le budget public au moment où cet argent est nécessaire pour éloigner les risques d’un approfondissement de la crise économique qui a éclaté en 2008. Mais pour persuader les Russes que son plan de réduction d’armements est viable, il doit d’abord démontrer qu’il contrôle la situation et que ses faucons au Pentagone ne le lâcheront pas.
Chaque jour de plus avec Micheletti au pouvoir équivaut à un mois supplémentaire de conversations difficiles avec Medvedev et Putin pour les convaincre que ses promesses seront tenues. Parce que s’il ne peut maîtriser les siens au Honduras, pourra-t-il le faire lorsqu’il s’agira d’une question stratégique et vitale pour la sécurité nationale des USA ?
Traduit par Karen Bellemans et révisé par Cédric Rutter pour Investig’Action.
Source: Atilio Boron
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HONDURAS
Jeudi, 08 Octobre 2009 08:38
Casques bleus: quand on a intérêt à
faire durer la guerre...
Salvador Capote
La crise au Honduras n’est toujours pas résolue et pourrait mener à un conflit majeur qui pourra coûter cher à l’oligarchie de ce pays. Il n’est donc pas surprenant que dans les cercles les plus réactionnaires de cette nation d’Amérique Centrale, ainsi qu’aux USA, on pense déjà à faire appel à un des moyens les plus efficaces pour rompre la montée au pouvoir des secteurs populaires ; imposer l’envoi de troupes « pacificatrices », les casques bleus de l’ONU.
________________________________________
Quelques ingénus penseront que ces troupes, qu’elles soient de l’ONU ou sous le drapeau d’autres organisations multilatérales, interviennent de façon juste et équitable avec la participation de tous les pays membres et que leur rôle est d’installer et maintenir la paix. En fait, dans la majorité des cas, si pas tous, la présence de forces étrangères aggrave le conflit et ce que ces troupes maintiennent c’est un statu quo, toujours en faveur des classes privilégiées. Les missions dites de paix de l’ONU sont financées principalement par les USA et les pays européens de l’OTAN, tandis que les simples soldats proviennent des pays du Tiers-Monde. Il y a ceux qui paient et il y a ceux qui meurent. Celui qui paie décide.
Selon des données officielles, les cinq pays qui ont apporté, en 2008, le plus grand nombre de soldats aux missions de l’ONU sont : Pakistan, Bangladesh, Inde, Nigeria et Népal. Les trois premiers couvrent le tiers des 100.000 casques bleus déployés dans les zones de conflit dans le monde. Du dernier proviennent les féroces gurkhas.
L’ONU paie mensuellement aux gouvernements respectifs 1.101$ par soldat et 1.404$ s’il a une qualification militaire. Ensuite chaque gouvernement paie aux troupes la somme qu’il estime correspondre (toujours une infime partie de la somme reçue). Ces salaires, plus l’armement, équipements et entraînements fournis par l’ONU, permettent à des pays pauvres de maintenir une modernité dans leurs armées qu’ils ne pourraient s’offrir autrement. Le paradoxe est là, un militarisme alimenté par les missions de paix. De plus, la participation à ces missions étant lucrative pour les gouvernements et assurant leur emploi aux soldats, les uns comme les autres ont tout intérêt, économiquement et militairement, à ce que ces conflits se prolongent.
L’ONU manque d’une logistique propre, elle dépend entièrement des pays développés. Un fonctionnaire de l’ONU le « Chief Administrative Officer » assure seulement le rôle de coordinateur. Les pays donateurs, les USA en particulier, déterminent le flux de ravitaillement et donc, le contrôle de toutes les missions sont entre leurs mains, même si leurs citoyens n’y participent pas. Et ne pensez pas que cela soit une charge économique pour les USA et ses alliés. L’intervention des troupes de l’ONU évite jusqu’à un certain point, leur présence directe dans les conflits. Si l’ONU n’assurait pas ce rôle, dans combien d’endroits du monde les troupes nord-américaines devraient-elles combattre ou assurer le rôle de gendarmes ? Susan Rice, la nouvelle ambassadrice des USA à l’ONU, citée par Jack Curry (1), affirme que l’ONU effectue ses interventions pour le 1/8 de ce que cela coûterai t aux USA s’ils intervenaient directement. « C’est une bonne affaire - dit-elle - tant du point de vue de la sécurité que du point de vue financier ».
Ces soldats du Tiers Monde, ont souvent un niveau scolaire très bas. Ils ignorent complètement l’histoire, la culture et les coutumes du pays où ils sont envoyés. Ils parlent une autre langue, ne comprennent pas les racines et caractéristiques du conflit et leur unique ou principale motivation est le salaire. En réalité ce sont des mercenaires, mais comme ils agissent sous couvert d’une organisation internationale on ne peut les répertorier comme tels.
Dans une étude réalisée par l’ONU en 1996 (rapport Machel), Graça Machel, alors première dame du Mozambique, informa : « dans 6 des 12 enquêtes sur les camps réalisées pour faire ce rapport sur l’exploitation sexuelle des enfants dans des situations de conflit armé, l’arrivée des troupes des forces de paix est en relation avec une rapide croissance de la prostitution infantile ». Pendant le conflit en Bosnie, ces forces de paix ont été impliquées dans un scandale dû au fait qu’ils enlevaient des enfants pour les faire travailler comme esclaves sexuels dans des bordels. Plusieurs années après, le problème de l’abus sexuel d’enfants par les casques bleus n’est toujours pas résolu. Un nouveau rapport, fait par « Save the Children », publié en mai 2008 dénonça que « l’abus sexuel d’enfants par des travailleurs humanitaires et des forces de paix est fréquent et les efforts faits pour protéger les mineurs de ces agressions ne sont pas adéquats ». « Save the Children » a basé son rapport sur les visites faites en 2007 à Haïti, au sud du Soudan et en Côte d’Ivoire. L’étude montre un large spectre d’abus et exploitations : enfants échangeant du sexe pour de la nourriture, sexe forcé, prostitution et pornographie infantile, trafic d’enfants. L’étude donne le récit d’un jeune de 14 ans travaillant dans le camp des forces de paix en Côte d’Ivoire : « Ils nous demandent spécialement des filles de notre âge. En général de huit à dix hommes se partagent deux ou trois filles. Quand je propose une fille plus grande, ils me disent qu’ils préfèrent les petites filles. »
Dans un article publié le premier octobre 2009 (2), le Washington Times signale que « le Congo est amphitryon du MONUC, acronyme de la plus grande et plus coûteuse opération pour maintenir la paix dans l’histoire des Nations Unies. Malgré la présence de 18.000 soldats et un budget annuel de plus de 1.2 milliard de dollars, les forces de paix ont été incapables de protéger la population des groupes rebelles et des soldats du gouvernement ». Citant l’ambassadeur d’Autriche, Thomas Mayr-Harting, il est dit que c’est « absolument impardonnable » que les civils doivent vivre sous la menace de violences là où sont déployées les forces de paix de l’ONU. Au Congo, selon le Fond de Développement pour la Femme, chaque jour une moyenne de 36 femmes et filles sont violées ou torturées sexuellement.
Plusieurs pays latino-américains font partie de la MINUSTAH, acronyme de la Mission des Nations Unies de Stabilisation à Haïti. L’ambassade du Brésil à Tegucigalpa accueille le président Zelaya mais n’oublions pas que c’est ce pays qui est à la tête de la MINUSTAH et dont les soldats ont massacré, au moins à deux occasions, le peuple rebelle mais sans défenses de la Cité Soleil. A quoi servit la MINUSTAH ? A consacrer le coup d’état de George W. Bush, en 2004 contre le président légitime Jean Bertrand Aristide; à soutenir la brutalité du régime ignoble de Gérard Latortue; a appuyer la persécution de Lavalas; à semer la terreur dans les quartiers considérés pro-Aristide de Bel-Air, Martissant, Grand Ravin, Pele et bien sûr la Cité Soleil. La MINUSTAH n’est rien d’autre qu’une armée d’occupation qui répond aux intérêts de l’élite haïtienne et de l’administration des USA.
Dans une récente et habile initiative de l’oligarchie du Honduras, Adolfo Facussé, président de l’Association Nationale des Industries, a présenté au journal La Jornada un nouveau plan pour sortir de la crise. Une des propositions du « plan Facussé » est la création d’une force multinationale qui se chargerait de faire respecter d’éventuels accords. Cette force externe - propose -t-il - se composerait de trois milles soldats du Panama, de Colombie et du Canada. Caramba ! Mais n’est-ce pas le Panama l’unique pays qui anticipe sa reconnaissance au régime qui sortirait des élections de novembre ? N’est-ce pas l’armée colombienne qui a bombardé récemment le territoire souverain d’Équateur pour assassiner le comandant des FARC Raúl Reyes ? Le Canada n’est-il pas le fidèle allié des USA ? Une force multilatérale formée par des amis des putschistes serait comme engager un renard pour veiller sur le poulailler. J’aimerais savoir comment réagirait l’oligarchie du Honduras face à une force de paix composée d’un contingent majoritairement vénézuélien avec un général bolivarien à sa tête.
Si le peuple du Honduras permet l’entrée dans son pays de l’une des dites « force de paix », qu’elle soit ou pas de l’ONU, vous pouvez être sûrs que ces forces ne se retireront pas avant que l’oligarchie du pays ne considère ses intérêts garantis pendant les trente ou quarante années à venir. Il n’y a pas d’autre attitude digne que d’exiger la restitution immédiate et sans conditions du président Manuel Zelaya; il n’y a pas d’autre chemin valable que la résistance.
(1) « Does the U.N serve american interests ? », Jack Curry, PARADE, The New York Herald, 4 oct 2009
(2) « U.N rebues nations over rape, torture », Betsy Pisik, The Washington Times, 1 oct 2009
Traduit par Karen Bellemans pour Investig’Action.
Source: Alainet
Casques bleus: quand on a intérêt à
faire durer la guerre...
Salvador Capote
La crise au Honduras n’est toujours pas résolue et pourrait mener à un conflit majeur qui pourra coûter cher à l’oligarchie de ce pays. Il n’est donc pas surprenant que dans les cercles les plus réactionnaires de cette nation d’Amérique Centrale, ainsi qu’aux USA, on pense déjà à faire appel à un des moyens les plus efficaces pour rompre la montée au pouvoir des secteurs populaires ; imposer l’envoi de troupes « pacificatrices », les casques bleus de l’ONU.
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Quelques ingénus penseront que ces troupes, qu’elles soient de l’ONU ou sous le drapeau d’autres organisations multilatérales, interviennent de façon juste et équitable avec la participation de tous les pays membres et que leur rôle est d’installer et maintenir la paix. En fait, dans la majorité des cas, si pas tous, la présence de forces étrangères aggrave le conflit et ce que ces troupes maintiennent c’est un statu quo, toujours en faveur des classes privilégiées. Les missions dites de paix de l’ONU sont financées principalement par les USA et les pays européens de l’OTAN, tandis que les simples soldats proviennent des pays du Tiers-Monde. Il y a ceux qui paient et il y a ceux qui meurent. Celui qui paie décide.
Selon des données officielles, les cinq pays qui ont apporté, en 2008, le plus grand nombre de soldats aux missions de l’ONU sont : Pakistan, Bangladesh, Inde, Nigeria et Népal. Les trois premiers couvrent le tiers des 100.000 casques bleus déployés dans les zones de conflit dans le monde. Du dernier proviennent les féroces gurkhas.
L’ONU paie mensuellement aux gouvernements respectifs 1.101$ par soldat et 1.404$ s’il a une qualification militaire. Ensuite chaque gouvernement paie aux troupes la somme qu’il estime correspondre (toujours une infime partie de la somme reçue). Ces salaires, plus l’armement, équipements et entraînements fournis par l’ONU, permettent à des pays pauvres de maintenir une modernité dans leurs armées qu’ils ne pourraient s’offrir autrement. Le paradoxe est là, un militarisme alimenté par les missions de paix. De plus, la participation à ces missions étant lucrative pour les gouvernements et assurant leur emploi aux soldats, les uns comme les autres ont tout intérêt, économiquement et militairement, à ce que ces conflits se prolongent.
L’ONU manque d’une logistique propre, elle dépend entièrement des pays développés. Un fonctionnaire de l’ONU le « Chief Administrative Officer » assure seulement le rôle de coordinateur. Les pays donateurs, les USA en particulier, déterminent le flux de ravitaillement et donc, le contrôle de toutes les missions sont entre leurs mains, même si leurs citoyens n’y participent pas. Et ne pensez pas que cela soit une charge économique pour les USA et ses alliés. L’intervention des troupes de l’ONU évite jusqu’à un certain point, leur présence directe dans les conflits. Si l’ONU n’assurait pas ce rôle, dans combien d’endroits du monde les troupes nord-américaines devraient-elles combattre ou assurer le rôle de gendarmes ? Susan Rice, la nouvelle ambassadrice des USA à l’ONU, citée par Jack Curry (1), affirme que l’ONU effectue ses interventions pour le 1/8 de ce que cela coûterai t aux USA s’ils intervenaient directement. « C’est une bonne affaire - dit-elle - tant du point de vue de la sécurité que du point de vue financier ».
Ces soldats du Tiers Monde, ont souvent un niveau scolaire très bas. Ils ignorent complètement l’histoire, la culture et les coutumes du pays où ils sont envoyés. Ils parlent une autre langue, ne comprennent pas les racines et caractéristiques du conflit et leur unique ou principale motivation est le salaire. En réalité ce sont des mercenaires, mais comme ils agissent sous couvert d’une organisation internationale on ne peut les répertorier comme tels.
Dans une étude réalisée par l’ONU en 1996 (rapport Machel), Graça Machel, alors première dame du Mozambique, informa : « dans 6 des 12 enquêtes sur les camps réalisées pour faire ce rapport sur l’exploitation sexuelle des enfants dans des situations de conflit armé, l’arrivée des troupes des forces de paix est en relation avec une rapide croissance de la prostitution infantile ». Pendant le conflit en Bosnie, ces forces de paix ont été impliquées dans un scandale dû au fait qu’ils enlevaient des enfants pour les faire travailler comme esclaves sexuels dans des bordels. Plusieurs années après, le problème de l’abus sexuel d’enfants par les casques bleus n’est toujours pas résolu. Un nouveau rapport, fait par « Save the Children », publié en mai 2008 dénonça que « l’abus sexuel d’enfants par des travailleurs humanitaires et des forces de paix est fréquent et les efforts faits pour protéger les mineurs de ces agressions ne sont pas adéquats ». « Save the Children » a basé son rapport sur les visites faites en 2007 à Haïti, au sud du Soudan et en Côte d’Ivoire. L’étude montre un large spectre d’abus et exploitations : enfants échangeant du sexe pour de la nourriture, sexe forcé, prostitution et pornographie infantile, trafic d’enfants. L’étude donne le récit d’un jeune de 14 ans travaillant dans le camp des forces de paix en Côte d’Ivoire : « Ils nous demandent spécialement des filles de notre âge. En général de huit à dix hommes se partagent deux ou trois filles. Quand je propose une fille plus grande, ils me disent qu’ils préfèrent les petites filles. »
Dans un article publié le premier octobre 2009 (2), le Washington Times signale que « le Congo est amphitryon du MONUC, acronyme de la plus grande et plus coûteuse opération pour maintenir la paix dans l’histoire des Nations Unies. Malgré la présence de 18.000 soldats et un budget annuel de plus de 1.2 milliard de dollars, les forces de paix ont été incapables de protéger la population des groupes rebelles et des soldats du gouvernement ». Citant l’ambassadeur d’Autriche, Thomas Mayr-Harting, il est dit que c’est « absolument impardonnable » que les civils doivent vivre sous la menace de violences là où sont déployées les forces de paix de l’ONU. Au Congo, selon le Fond de Développement pour la Femme, chaque jour une moyenne de 36 femmes et filles sont violées ou torturées sexuellement.
Plusieurs pays latino-américains font partie de la MINUSTAH, acronyme de la Mission des Nations Unies de Stabilisation à Haïti. L’ambassade du Brésil à Tegucigalpa accueille le président Zelaya mais n’oublions pas que c’est ce pays qui est à la tête de la MINUSTAH et dont les soldats ont massacré, au moins à deux occasions, le peuple rebelle mais sans défenses de la Cité Soleil. A quoi servit la MINUSTAH ? A consacrer le coup d’état de George W. Bush, en 2004 contre le président légitime Jean Bertrand Aristide; à soutenir la brutalité du régime ignoble de Gérard Latortue; a appuyer la persécution de Lavalas; à semer la terreur dans les quartiers considérés pro-Aristide de Bel-Air, Martissant, Grand Ravin, Pele et bien sûr la Cité Soleil. La MINUSTAH n’est rien d’autre qu’une armée d’occupation qui répond aux intérêts de l’élite haïtienne et de l’administration des USA.
Dans une récente et habile initiative de l’oligarchie du Honduras, Adolfo Facussé, président de l’Association Nationale des Industries, a présenté au journal La Jornada un nouveau plan pour sortir de la crise. Une des propositions du « plan Facussé » est la création d’une force multinationale qui se chargerait de faire respecter d’éventuels accords. Cette force externe - propose -t-il - se composerait de trois milles soldats du Panama, de Colombie et du Canada. Caramba ! Mais n’est-ce pas le Panama l’unique pays qui anticipe sa reconnaissance au régime qui sortirait des élections de novembre ? N’est-ce pas l’armée colombienne qui a bombardé récemment le territoire souverain d’Équateur pour assassiner le comandant des FARC Raúl Reyes ? Le Canada n’est-il pas le fidèle allié des USA ? Une force multilatérale formée par des amis des putschistes serait comme engager un renard pour veiller sur le poulailler. J’aimerais savoir comment réagirait l’oligarchie du Honduras face à une force de paix composée d’un contingent majoritairement vénézuélien avec un général bolivarien à sa tête.
Si le peuple du Honduras permet l’entrée dans son pays de l’une des dites « force de paix », qu’elle soit ou pas de l’ONU, vous pouvez être sûrs que ces forces ne se retireront pas avant que l’oligarchie du pays ne considère ses intérêts garantis pendant les trente ou quarante années à venir. Il n’y a pas d’autre attitude digne que d’exiger la restitution immédiate et sans conditions du président Manuel Zelaya; il n’y a pas d’autre chemin valable que la résistance.
(1) « Does the U.N serve american interests ? », Jack Curry, PARADE, The New York Herald, 4 oct 2009
(2) « U.N rebues nations over rape, torture », Betsy Pisik, The Washington Times, 1 oct 2009
Traduit par Karen Bellemans pour Investig’Action.
Source: Alainet
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Mercredi, 07 Octobre 2009 14:36
Honduras: l’illégitimité d’une Constitution
Jorge Majfud et Alai Amlatina
La querelle dialectique portant sur la légalité du violent processus de destitution ainsi que sur l’expulsion du président du Honduras n’est pas terminée.
________________________________________
Dessin par Carlos Latuff
Il y a des mois, nous avons présenté notre point de vue selon lequel il n’y a pas eu de violation de la constitution de la part du président Zelaya lorsqu’il appelait à une consultation populaire non contraignante concernant une assemblée constituante. Cette discussion est néanmoins vaine quant au fond. Fondamentalement, elle cache un autre problème : la résistance d’une classe et d’une mentalité qui façonnent l’establishment en fonction de sa propre conception de ce que doit être une République bananière. Cette discussion révèle l’esprit d’une classe cherchant désespérément à identifier au chaos quelque changement que ce soit. Mais, dans le même temps, cette même classe réprime le peuple et les médias qui lui sont opposés.
Le principal argument des auteurs du coup d’Etat au Honduras réside en ce que le texte de la constitution de 1982 (articles 239 et 374) ne permet aucun changement. On n’a jamais reproché à la Loi de Participation citoyenne de 2006 qui permettait les consultations populaires d’être anti-constitutionnelle. Tout au contraire, la participation populaire est prescrite par cette même constitution (article 45). Tout ceci laisse apparaître, chez ses rédacteurs, un esprit « scolastique »transcrit dans un langage humaniste.
Aucune norme, aucune loi ne peut être au-dessus de la constitution d’un pays. Néanmoins, aucune constitution moderne n’a été écrite sous la dictée de Dieu, mais bien par des êtres humains et dans leur propre intérêt. C’est-à-dire qu’aucune constitution n’est au-dessus d’un droit aussi naturel que la liberté pour un peuple de changer.
Une constitution qui se fonde sur sa propre intangibilité confond son origine humaine et précaire avec une origine divine. Ou bien, elle prétend établir la dictature d’une génération sur toutes les générations futures. Si ce principe d’inamovibilité avait quelque sens, nous devrions supposer qu’avant que la constitution du Honduras soit modifiée, le Honduras devrait disparaître comme nation. Si ce n’est pas le cas, ce pays devrait être régi durant tout un millénaire par les mêmes textes de loi.
Déjà, les religieux orthodoxes ont voulu éviter tout changement dans le Coran et dans la Bible en y comptant le nombre de mots. Quand bien même les sociétés et leurs valeurs se modifient, il est interdit de modifier un texte sacré. Celui-ci ne trouve alors son salut que dans une interprétation plus conforme aux nouvelles valeurs. Cela est démontré par la prolifération des sectes, des appellations se terminant par « -isme » ainsi que des nouvelles religions surgissant d’un même texte.
Dans un texte sacré, cependant, l’interdiction de changement, bien qu’elle soit inapplicable, est davantage justifiée étant donné qu’aucun homme ne peut amender le texte de Dieu.
Ces prétentions à l’éternité et à la perfection ne furent pas rares dans les constitutions ibéro-américaines qui, au 19ème siècle, prétendirent inventer des républiques, au lieu de laisser les peuples créer leurs propres républiques et des constitutions qui soient à leur mesure, selon le pouls de l’histoire. Si la constitution de 1787 est encore en vigueur aux Etats-Unis, cela est dû à sa grande souplesse et aux nombreux amendements qui y furent apportés. Si cela n’avait pas été le cas, ce pays aurait aujourd’hui comme président un homme réduit aux trois-quarts, à peine un être humain. « Un négrillon ignorant », comme l’appela l’ex-chancelier de facto Enrique Ortez Colindres. Et pour couronner le tout, l’article V de la fameuse constitution des Etats-Unis aurait interdit tout changement constitutionnel du statut des esclaves.
Une constitution comme celle du Honduras ne peut avoir d’autre résultat que sa propre disparition avec, en préambule, une effusion de sang, tôt ou tard.
Ceux qui invoquent sa défense devront la défendre les armes à la main et dans la logique étroite d’un ensemble de normes qui violent l’un des droits naturels les plus fondamentaux auxquels on ne peut renoncer.
Depuis des siècles, les philosophes qui imaginèrent et énoncèrent ces utopies que l’on appelle aujourd’hui Démocratie, Etats, Droits Humains l’ont dit explicitement : aucune loi n’est au-dessus de ces droits naturels. Si elle se prétend telle, la désobéissance se justifie. La violence n’est pas le fait de la désobéissance mais bien de celui qui viole un droit fondamental. Cela dit, à part cela, il y a la politique. La négociation, c’est la concession, c’est-à-dire la politique des faibles. Une concession, en effet, peut être appropriée, inévitable, mais insuffisante à long terme.
Une démocratie mûre implique une culture et un système institutionnel qui prévient les ruptures des règles du jeu, les violations des règles du jeu. Mais dans le même temps, et pour cette même raison, une démocratie se définit par le fait qu’elle permet et facilite les inévitables changements qu’apporte toute nouvelle génération, qu’apporte une société développant une plus grande conscience historique.
Une constitution qui s’y oppose est illégitime, face au droit inaliénable à la liberté (celle de changer) et à l’égalité ( celle qui préside à toute décision de changer). Cette constitution n’est qu’un texte sur papier, c’est un contrat frauduleux qu’une génération impose à une autre au nom d’un peuple qui, déjà, n’existe plus.
Source: Agence Latino-américaine d’Information
Traduit par jean-Pierre Plumat pour Investig'Action
Honduras: l’illégitimité d’une Constitution
Jorge Majfud et Alai Amlatina
La querelle dialectique portant sur la légalité du violent processus de destitution ainsi que sur l’expulsion du président du Honduras n’est pas terminée.
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Dessin par Carlos Latuff
Il y a des mois, nous avons présenté notre point de vue selon lequel il n’y a pas eu de violation de la constitution de la part du président Zelaya lorsqu’il appelait à une consultation populaire non contraignante concernant une assemblée constituante. Cette discussion est néanmoins vaine quant au fond. Fondamentalement, elle cache un autre problème : la résistance d’une classe et d’une mentalité qui façonnent l’establishment en fonction de sa propre conception de ce que doit être une République bananière. Cette discussion révèle l’esprit d’une classe cherchant désespérément à identifier au chaos quelque changement que ce soit. Mais, dans le même temps, cette même classe réprime le peuple et les médias qui lui sont opposés.
Le principal argument des auteurs du coup d’Etat au Honduras réside en ce que le texte de la constitution de 1982 (articles 239 et 374) ne permet aucun changement. On n’a jamais reproché à la Loi de Participation citoyenne de 2006 qui permettait les consultations populaires d’être anti-constitutionnelle. Tout au contraire, la participation populaire est prescrite par cette même constitution (article 45). Tout ceci laisse apparaître, chez ses rédacteurs, un esprit « scolastique »transcrit dans un langage humaniste.
Aucune norme, aucune loi ne peut être au-dessus de la constitution d’un pays. Néanmoins, aucune constitution moderne n’a été écrite sous la dictée de Dieu, mais bien par des êtres humains et dans leur propre intérêt. C’est-à-dire qu’aucune constitution n’est au-dessus d’un droit aussi naturel que la liberté pour un peuple de changer.
Une constitution qui se fonde sur sa propre intangibilité confond son origine humaine et précaire avec une origine divine. Ou bien, elle prétend établir la dictature d’une génération sur toutes les générations futures. Si ce principe d’inamovibilité avait quelque sens, nous devrions supposer qu’avant que la constitution du Honduras soit modifiée, le Honduras devrait disparaître comme nation. Si ce n’est pas le cas, ce pays devrait être régi durant tout un millénaire par les mêmes textes de loi.
Déjà, les religieux orthodoxes ont voulu éviter tout changement dans le Coran et dans la Bible en y comptant le nombre de mots. Quand bien même les sociétés et leurs valeurs se modifient, il est interdit de modifier un texte sacré. Celui-ci ne trouve alors son salut que dans une interprétation plus conforme aux nouvelles valeurs. Cela est démontré par la prolifération des sectes, des appellations se terminant par « -isme » ainsi que des nouvelles religions surgissant d’un même texte.
Dans un texte sacré, cependant, l’interdiction de changement, bien qu’elle soit inapplicable, est davantage justifiée étant donné qu’aucun homme ne peut amender le texte de Dieu.
Ces prétentions à l’éternité et à la perfection ne furent pas rares dans les constitutions ibéro-américaines qui, au 19ème siècle, prétendirent inventer des républiques, au lieu de laisser les peuples créer leurs propres républiques et des constitutions qui soient à leur mesure, selon le pouls de l’histoire. Si la constitution de 1787 est encore en vigueur aux Etats-Unis, cela est dû à sa grande souplesse et aux nombreux amendements qui y furent apportés. Si cela n’avait pas été le cas, ce pays aurait aujourd’hui comme président un homme réduit aux trois-quarts, à peine un être humain. « Un négrillon ignorant », comme l’appela l’ex-chancelier de facto Enrique Ortez Colindres. Et pour couronner le tout, l’article V de la fameuse constitution des Etats-Unis aurait interdit tout changement constitutionnel du statut des esclaves.
Une constitution comme celle du Honduras ne peut avoir d’autre résultat que sa propre disparition avec, en préambule, une effusion de sang, tôt ou tard.
Ceux qui invoquent sa défense devront la défendre les armes à la main et dans la logique étroite d’un ensemble de normes qui violent l’un des droits naturels les plus fondamentaux auxquels on ne peut renoncer.
Depuis des siècles, les philosophes qui imaginèrent et énoncèrent ces utopies que l’on appelle aujourd’hui Démocratie, Etats, Droits Humains l’ont dit explicitement : aucune loi n’est au-dessus de ces droits naturels. Si elle se prétend telle, la désobéissance se justifie. La violence n’est pas le fait de la désobéissance mais bien de celui qui viole un droit fondamental. Cela dit, à part cela, il y a la politique. La négociation, c’est la concession, c’est-à-dire la politique des faibles. Une concession, en effet, peut être appropriée, inévitable, mais insuffisante à long terme.
Une démocratie mûre implique une culture et un système institutionnel qui prévient les ruptures des règles du jeu, les violations des règles du jeu. Mais dans le même temps, et pour cette même raison, une démocratie se définit par le fait qu’elle permet et facilite les inévitables changements qu’apporte toute nouvelle génération, qu’apporte une société développant une plus grande conscience historique.
Une constitution qui s’y oppose est illégitime, face au droit inaliénable à la liberté (celle de changer) et à l’égalité ( celle qui préside à toute décision de changer). Cette constitution n’est qu’un texte sur papier, c’est un contrat frauduleux qu’une génération impose à une autre au nom d’un peuple qui, déjà, n’existe plus.
Source: Agence Latino-américaine d’Information
Traduit par jean-Pierre Plumat pour Investig'Action
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POLITIQUE HONDURAS
HONDURAS
Mercredi, 23 Septembre 2009 15:02
Brèves Honduras (Français) - septembre 2009
Magali Urbain
L'appel au soulèvement
Le président bolivien Evo Morales exhorte l'armée du Honduras à se rébeller, soutenant que se sont les Etats-Unis qui lui dictent leurs ordres via le Commando Sud (US SouthCom). Il ainsi déclaré ce mercredi 23 septembre 2009 pouvoir démontrer l'implication dudit Commando Sud. Il a évoqué les nombreuses exactions commises aujourd'hui envers l'Ambassade du Brésil où le président expulsé s'est réfugié après son retour clandestin (il aurait passé les montagnes à pied avec trois camarades puis se serait dissimulé dans un coffre de voiture jusqu'à la capitale Tegucigalpa). Autour des manifestations réprimées, ladite ambassade a subi des tirs de différents armes allant des grenades lacrymo jusqu'aux balles explosives.
Source: Réseau Voltaire
L'insurrection populaire s'impose (24 septembre)
A Tegucigalpa et l'ensemble du pays, la résistance populaire ne faiblit pas et repousse courageusement les militaires et la police. Les quartiers se révoltent et refusent le couvre-feu, à tel point que le régime de Micheletti s'est vu obligé de l'interrompre. En outre, du personnel de l'ONU a réussi à pénétrer dans l'ambassade brésilienne pour fournir de la nourriture et de l'eau au président et à ceux qui l'accompagnent.
Source: La Gilada
Un 22 septembre sanglant à Tegucigalpa
L'armée et la police ont lancé une vague de répression dès 5 heures du matin en expulsant des milliers de personnes qui manifestaient pacifiquement devant l'ambassade du Brésil où se trouve depuis le 21 septembre le président Manuel Zelaya. Le gouvernement putschiste a envoyé la police dans les rues pour maintenir les gens de la capitale et de San Pedro dans la peur et la terreur. La police a dispersé les manifestants avec des gaz lacrymogènes, des tirs par balle, a fait irruption dans les maisons des quartiers pour arrêter des gens. Un stade de base-ball s'est transformé en une prison pour des milliers de gens. A 22 heures, on dénombrait 25 blessés. Il a été confirmé qu'un jeune de 17 ans, Elvin Jacobo Perdomo a été assassiné par la police dans le quartier d' El Carmen de San Pedro Sula. Le couvre-feu qui a débuté à 16 heures le lundi 21 a été maintenu et prolongé jusqu'à mercredi, 18 heures et il est probable qu'il ne soit pas levé.
Source: Habla Honduras
« La Patrie, la restitution ou la mort »
« Personne ne m'attrapera plus pendant mon sommeil et ma position est: la patrie, la restitution ou la mort » a déclaré Zelaya devant ses partisans dans la nuit de lundi, en paraphrasant la sentence « la patrie, le socialisme ou la mort » de son proche allié, le président vénézuelien Hugo Chavez. La devise de Chavez a elle-même été reprise de celle « la patrie ou la mort » de Fidel Castro.
Source: Radio La Primerisima
Clinton demande la restitution de Zelaya
Après s'être réfugié à l'ambassade brésilienne dans la capitale, Zelaya a proposé le dialogue à Micheletti. Mais ce dernier a mis fin à leurs échanges, jusqu'alors infructueux, qui tentaient pourtant d'en finir avec la crise politique avec la médiation du président costaricain et Prix Nobel de la Paix Oscar Arias. Hillary Clinton et Arias se sont réunis lundi à New York et ont exprimé leur désir que le retour de Zelaya ouvre la voie à une résolution de la crise hondurienne.
Source: Radio La Primerisima
Une ambassade coupée du monde
L'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, qui a accueilli lundi le président Manuel Zelaya s'est vue couper l'électricité, l'eau, le téléphone et la nourriture commence à manquer. « Nous maintenons l'électricité grâce à un générateur » a expliqué l'ambassade, qui a demandé le soutien de l'ambassade des Etats-Unis pour qu'elle leur fournisse du diesel et leur protection.
Source: Radio La Primerisima
Les camps de concentration de Micheletti
Micheletti inaugure ses premiers camps de concentration. Les putschistes transfèrent les manifestants arrêtés vers un stade de base-ball à Tegucigalpa. «Ils retiennent les détenus dans des camps de concentration du style du régime nazi d'Hitler où il y des personnes âgées, des enfants, des femmes et des blessés », ont dénoncé les organismes de défense des Droits de l'Homme. Andrés Pavón, président du CODEH (Comité de Défense des Droits de l'Homme), a signalé qu'on compte déjà à travers le pays des « milliers de personnes arrêtées, ainsi que des personnes torturées, disparues et on peut d'ores et déjà confirmer la mort de 2 personnes ».
Source: Habla Honduras
Le Honduras inaccessible
Le secrétaire général de l'OEA, José Miguel Insulza (Organisation des Etats Américains), qui devait se rendre à Tegucigalpa pour une nouvelle tentative de négociation, ne visitera finalement pas le pays. En accord avec les informations de Telesur, le secrétaire de l'OEA a affirmé qu'il ne pourra voyager au Honduras: « il n'y a plus de vols vers Tegucigalpa ». Selon Insulza, tous les aéroports du pays ont été fermés sur ordre de Micheletti.
Source: Rebelion
L'origine des républiques bananières
United Fruit: des bananes, des avocats et des mitrailleuses
Comment une compagnie US a privatisé le Honduras
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Source: Réseau Voltaire
L'insurrection populaire s'impose (24 septembre)
A Tegucigalpa et l'ensemble du pays, la résistance populaire ne faiblit pas et repousse courageusement les militaires et la police. Les quartiers se révoltent et refusent le couvre-feu, à tel point que le régime de Micheletti s'est vu obligé de l'interrompre. En outre, du personnel de l'ONU a réussi à pénétrer dans l'ambassade brésilienne pour fournir de la nourriture et de l'eau au président et à ceux qui l'accompagnent.
Source: La Gilada
Un 22 septembre sanglant à Tegucigalpa
L'armée et la police ont lancé une vague de répression dès 5 heures du matin en expulsant des milliers de personnes qui manifestaient pacifiquement devant l'ambassade du Brésil où se trouve depuis le 21 septembre le président Manuel Zelaya. Le gouvernement putschiste a envoyé la police dans les rues pour maintenir les gens de la capitale et de San Pedro dans la peur et la terreur. La police a dispersé les manifestants avec des gaz lacrymogènes, des tirs par balle, a fait irruption dans les maisons des quartiers pour arrêter des gens. Un stade de base-ball s'est transformé en une prison pour des milliers de gens. A 22 heures, on dénombrait 25 blessés. Il a été confirmé qu'un jeune de 17 ans, Elvin Jacobo Perdomo a été assassiné par la police dans le quartier d' El Carmen de San Pedro Sula. Le couvre-feu qui a débuté à 16 heures le lundi 21 a été maintenu et prolongé jusqu'à mercredi, 18 heures et il est probable qu'il ne soit pas levé.
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Source: Radio La Primerisima
Clinton demande la restitution de Zelaya
Après s'être réfugié à l'ambassade brésilienne dans la capitale, Zelaya a proposé le dialogue à Micheletti. Mais ce dernier a mis fin à leurs échanges, jusqu'alors infructueux, qui tentaient pourtant d'en finir avec la crise politique avec la médiation du président costaricain et Prix Nobel de la Paix Oscar Arias. Hillary Clinton et Arias se sont réunis lundi à New York et ont exprimé leur désir que le retour de Zelaya ouvre la voie à une résolution de la crise hondurienne.
Source: Radio La Primerisima
Une ambassade coupée du monde
L'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, qui a accueilli lundi le président Manuel Zelaya s'est vue couper l'électricité, l'eau, le téléphone et la nourriture commence à manquer. « Nous maintenons l'électricité grâce à un générateur » a expliqué l'ambassade, qui a demandé le soutien de l'ambassade des Etats-Unis pour qu'elle leur fournisse du diesel et leur protection.
Source: Radio La Primerisima
Les camps de concentration de Micheletti
Micheletti inaugure ses premiers camps de concentration. Les putschistes transfèrent les manifestants arrêtés vers un stade de base-ball à Tegucigalpa. «Ils retiennent les détenus dans des camps de concentration du style du régime nazi d'Hitler où il y des personnes âgées, des enfants, des femmes et des blessés », ont dénoncé les organismes de défense des Droits de l'Homme. Andrés Pavón, président du CODEH (Comité de Défense des Droits de l'Homme), a signalé qu'on compte déjà à travers le pays des « milliers de personnes arrêtées, ainsi que des personnes torturées, disparues et on peut d'ores et déjà confirmer la mort de 2 personnes ».
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Le secrétaire général de l'OEA, José Miguel Insulza (Organisation des Etats Américains), qui devait se rendre à Tegucigalpa pour une nouvelle tentative de négociation, ne visitera finalement pas le pays. En accord avec les informations de Telesur, le secrétaire de l'OEA a affirmé qu'il ne pourra voyager au Honduras: « il n'y a plus de vols vers Tegucigalpa ». Selon Insulza, tous les aéroports du pays ont été fermés sur ordre de Micheletti.
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