| Ingredients pour deux persones (recette economique) 2 tranches de jambon 20 cl de vinaigre de vin rouge 15 cl de creme fraiche epaisse 1 cuillere a soupe d huile 2 noix de beurre Dans une poele faire revenir les tranches de jambon dans l huile et le beurre des deux cotes, environ 2 minutes. Verser le vinaigre , laisser cuire 1 minute , sortir les tranches de jambon, les mettre de cote . Faire reduire le vinaigre d e moitie puis ajouter la creme fraiche .Bien melanger , remettre les tranches de jambon , laisser cuire 1 minute , c est fini. Accompagner au choix de : Pommes vapeur , puree, haricots verts, petits pois. BON APPETIT Le Chef Infoxtous |
JAMBON A LA CREME
AMERIQUE DU SUD, PROCHAINE GUERRE DES USA ?
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La guerre froide du XXIème siècle
Eva Golinger Envoyer à un(e) ami(e)
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Qui aurait pu imaginer qu’en 2008 la Russie aurait une présence militaire dans les eaux des Caraïbes, que les pays latino-américains seraient en situation de confrontation hostile avec les Etats-Unis d’Amérique et que la société humaine serait dans une course contre la montre pour savoir qui, des tempêtes naturelles ou de celles déclenchées par la guerre, détruiraient le plus vite la planète ?
L'auteur donnera une conférence à Paris mardi 23 septembre (voir en bas de l'article Septembre 2008
Car peu de temps après la confrontation tendue entre la Russie et les Etats-Unis à propos de la situation en Géorgie, les avions TU-160, des bombardiers russes, sont arrivés en territoire vénézuélien pour des manœuvres militaires conjointes avec les Forces Armées Boliviennes.
La réaction publique de Washington fut cynique : le porte-parole du Département d’Etat a déclaré que les Etats-Unis étaient prêts à escorter les avions TU-160 pour leur retour en Russie s’ils ne partaient pas au moment prévu- mais au Pentagone on activait les codes secrets pour préparer la défense et la puissance militaire dont les Etats-Unis disposent dans la région.
A ce propos, il n’y avait pas de raison d’escorter les avions russes chez eux, puisqu’ils étaient déjà partis le 18 septembre, mais rapidement était arrivée une flotte russe avec d’autres avions de combat, qui participaient à des manœuvres militaires avec l’armée bolivienne.
L’invitation du Venezuela à la Russie d’amener un petit échantillon de ses forces dans cet hémisphère n’est ni exagérée ni réactionnaire.
Depuis 2006, Washington a augmenté sa présence militaire en Amérique Latine, surtout dans les bases de Colombie, de la région andine et des Caraïbes. Curieusement, la base qui a maintenu le plus de présence et d’investissement étasunien ces dernières années est sur la petite île de Curazao, à quelques kilomètres des côtes vénézuéliennes. Washington a ouvert sa base aérienne à l’aéroport international de Hato, à Curazao, en 1999, avec une série d’autres bases, dans l’île voisine de Aruba, au Salvador et à Manta, en Equateur. Ces bases, appelées FOLS ( Foward Operating Locations) étaient en principe la réponse à la fermeture de la base Howard, au Panama, pour que Washington puisse continuer sa lutte contre les narcotrafiquants de la région. Ils ont justifié le nombre de bases en disant que c’en étaient des petites, opérationnelles et dans des lieux plus éloignés, pour pouvoir couvrir un plus grand territoire avec les satellites et la surveillance aérienne (espionnage etc…). Washington a signé des contrats de 10 ans pour installer les FOLS dans les différents pays et îles.
Quand Rafael Correa a gagné la présidence en Equateur en 2006, il a annoncé que son gouvernement ne renouvellerait pas le contrat pour maintenir la base de Washington à Manta. Cela a provoqué une réaction sévère du Pentagone, qui a commencé à activer les plans de déstabilisation en Equateur contre le gouvernement de Correa , tout en déplaçant les forces militaires dans d’autres endroits. Logiquement, elles ont été déplacées en Colombie et dans les Caraïbes.
Les navires de guerre, les porte-avions et les sous-marins nucléaires étasuniens et des pays de l’Otan qui ont croisé dans les eaux des Caraïbes durant la dernière année et demi ont de loin dépassé le nombre de ceux qui sont passés par ces eaux durant les dix dernières années.
En 2006 et 2007, Washington déclarait que sa présence militaire accrue dans la région, notable mais non prévue, était simplement due à la participation à des exercices militaires de routine. Mais en 2008 ce qui était seulement des exercices s’est mué en de véritables simulations de guerre.
En février 2008, le Pentagone a lancé l’Opération « Enduring Freedom Caraïbe- Amérique Centrale », envoyant un bataillon de forces spéciales sur zone pour répondre aux menaces terroristes potentielles de l’hémisphère. Dans le même temps, le gouvernement de George W. Bush a annoncé qu’il étudiait l’idée de mettre le Venezuela sur la liste des états terroristes, ce qui impliquerait l’application de la doctrine de la guerre préventive inventée par ce même gouvernement.
Quelques mois plus tard, en juillet 2008, la Pentagone a annoncé l’activation de la quatrième flotte de l’armée des USA, qui n’avait plus été activée depuis la seconde guerre mondiale. Pour quelle raison Washington a-t-il activé une force militaire qui était restée en réserve depuis 60 ans ?
Les méthodes étasuniennes, faites de coups d’états, de sabotage économique, de guerre psychologique, d’intervention dans les élections, de déstabilisation et de subversion dans la société civile, etc., ont échoué, dans la région.
Depuis la première élection de Chavez il y a dix ans, l’Amérique Latine a quasiment complètement basculé à gauche et, en plus d’avoir aujourd’hui des présidents dignes, forts et souverains, comme Chavez, Correa, Evo et Christina, la politique extérieure du Venezuela a réalisé un niveau d’intégration et de souveraineté latino-américaine jamais vue auparavant dans l’Histoire.
Les gouvernements actuels d’Amérique Latine ne se mettent plus à genoux devant leur ex-maître du Nord. Lorsque les représentants diplomatiques de Washington en Bolivie ont fait preuve d’ingérence et de provocation sans arrêt, le gouvernement d’Evo Morales les a expulsés.
Le Venezuela a fait de même ensuite. Ce n’était pas pour autant un caprice. Les preuves de la participation de Philip Goldberg à des plans violents, séparatistes et déstabilisateurs en Bolivie étaient nombreuses et incontestables.
Au Venezuela, l’ambassade des Etats-Unis a été le centre de financement de l’opposition, de conseil et d’entraînement des mouvements déstabilisateurs et anti-démocratique du pays, et en plusieurs occasions des membres de ce corps diplomatique ont été surpris en train d’infiltrer et d’espionner les forces armées vénézuéliennes.
Par conséquent, les réactions de la Bolivie et du Venezuela de ne pas permettre davantage cette ingérence insolente étaient justifiées.
Les Etats-Unis d’Amérique ont perdu leur domination et leur contrôle sur la région, une zone qu’ils appelaient autrefois leur
« arrière-cour ». Cette perte est un coup sévère pour l’empire du nord. En plus du coup porté à son orgueil de superpuissance, l’indépendance latino-américaine remet en question la livraison et la garantie d’accès aux ressources naturelles nécessaires pour l’existence même du modèle étasunien.
A ne plus pouvoir contrôler les réserves pétrolières du Venezuela et les économies des pays d’Amérique du Sud, les Etats-Unis entreront dans une crise financière et sociale très grave, bien plus grave que celles qu’ils ont déjà connues. En conséquence, Washington réagit avec son arme la plus puissante, sa puissance militaire, qui est la plus grande du monde entier.
Depuis la crise des missiles entre Cuba, Washington et l’Union Soviétique (Cuban Missile Crisis) en 1962, on n’a plus vu une présence russe de cette taille en Amérique Latine. Que signifie ceci pour la région et la communauté internationale ?
Aujourd’hui la grande différence tient à ce que l’Amérique Latine est beaucoup plus forte qu’il y a quatre décennies. Aujourd’hui Cuba n’est plus seul. Et bien que l’Union Soviétique n’existe plus et que la Russie soit affaiblie, Washington l’est aussi. Sans domination sur la région, Washington ne peut plus serrer le poing pour frapper la Russie. Bien plus de portes sont ouvertes aujourd’hui en Amérique Latine pour la Russie et pour l’autre « bête noire » de Washington- l’Iran- que pour les Etats-Unis. Cependant Washington n’abandonnera pas la partie aussi facilement.
Les plans d’assassinat contre les Présidents Chavez et Morales s’intensifieront. On a déjà mis à jour au Venezuela un grand complot pour un coup d’état (*) et l’assassinat du Président Chavez, conduit par un groupe de militaires actifs et à la retraite, conjointement avec les médias de communication privés et les secteurs d’opposition.
Heureusement, on est parvenu à les mettre au jour, jusqu’ici. Mais il y aura davantage d’attentats et d’agressions au fur et à mesure que Washington et ses alliés seront de plus en plus désespérés.
On peut juste espérer que cette guerre reste froide et ne se réchauffe pas.
Eva Golinger donnera une conférence mardi 23 septembre à 17h45 à l’Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela
11, rue Copernic, 75116 Paris
(*) en français dans le texte.
Traduction : Jean-Louis Seillier pour Investig'Action.
AUX USA, ON SAISIT LE DROIT DE VOTE
Aux USA, on te saisit ton droit de vote en même temps que ta maison
Gregoire Seither Envoyer à un(e) ami(e)
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On est à fond dans la stratégie annoncée par Greg Palast, dans son livre l’an dernier (Armed Madhouse).
Le but de l’opération n’est plus de bourrer les urnes ou de trafiquer les résultats (c'est trop visible) mais tout simplement d’empêcher un maximum d’électeurs du camp adverse de se rendre aux urnes. A la fin, l’élection se joue sur une poignée de voix… commme dans l’Ohio, en 2004, où la victoire de Bush a été décidée sur une avance de moins de 45 000 voix, pour un pays de 300 millions d’électeurs.
Septembre 2008
L’Etat du Michigan est un “swing state”, un Etat où le basculement même infime de la majorité des votes pourrait bien décider du résultat de l’élection présidentielle US de 2008. Le comté de Macomb (Michigan) est lui-même un levier important pour décider du résultat de l’élection. Les électeurs démocrates y sont nombreux, mais aussi les indécis. La victoire se jouera donc sur quelques milliers, voire quelques centaines de voix.
Dans le comté de Macomb, comme ailleurs, la crise du “subprime” a surtout frappé des familles pauvres, noires, dont les faibles revenus ne permettent pas la poursuite du paiement de traites immobilières qui ont triplé par endroit. Des milliers de personnes ont perdu leurs maisons, saisies pour non paiement des traites. Aujourd’hui, "grâce" au Parti républicain, ces personnes vont également perdre leur droit de vote.
Comme par hasard, la majorité de ces personnes vit dans des districts électoraux traditionnellement acquis au Parti démocrate.
James Carabelli, premier secrétaire du Parti républicain dans le comté de Macomb, a compilé une liste de maisons saisies et les noms de leurs propriétaires, afin de contester la participation de ces personnes à l’élection de novembre prochain. “Si leur maison a été saisie, c’est donc qu’ils n’habitent plus ici… et donc ils ne devraient pas avoir le droit de voter ici.”
‘Nous avons compilé les listes des maisons saisies et nous allons être vigilant que personne ne puisse utiliser ces adresses pour prétendre voter dans les bureaux de vote que nous supervisons.” Pour Carabelli, il s’agit simplement de respecter la loi.
La législation électorale de chaque Etat permet aux partis politiques de désigner des ’superviseurs électoraux’ qui ont le pouvoir d’empécher une personne de voter. Les superviseurs ne se contentent pas de surveiller le bon déroulement du vote, ils peuvent également contester le droit de vote d’une personne “pour laquelle ils ont de bonnes raisons de penser que cette personne n’est pas en droit de voter dans ce bureau de vote”. Il peut s’agir d’une personne tentant de voter alors qu’elle est privée de droits civiques, il peut s’agir d’un étranger en situation irrégulière… ou tout simplement une personne qui ne réside pas vraiment dans la circonscription électorale.
Le Parti républicain du Michigan compte apparemment s’appuyer sur ce dernier point pour empécher de voter des personnes “qui ne sont plus résidentes du district, puisque leur maison a été saisie”.
De nombreux experts juridiques mettent en doute la légalité d’une telle démarche. Pour Gerald Hebert, ancien expert électoral pour le Ministère de la Justice U.S. et directeur du Campaign Legal Center à Washington : “Vous ne pouvez pas empêcher un citoyen d’user de son droit de vote, sans élément concret à présenter. Une note de saisie n’est pas une preuve suffisante que la personne ne réside plus dans le district, la plupart des personnes ne quittent pas immédiatement leur maison, même quand elle a été officiellement saisie par la banque.”
Pour Hebert, “cette tactique est de toute évidence une manoeuvre mesquine pour écarter des urnes des gens dont on soupçonne qu’ils ne voteront pas pour le candidat McCain. On n’est plus en Floride, ils ne traficotent plus les bulletins de vote et les machines à voter, ils empêchent simplement un maximum d’électeurs démocrates de se rendre aux urnes. Soit par des méthodes légales comme celle-ci, soit par du harcèlement, soit par du sabotage de l’élection, en provoquant des embouteillages dans les bureaux de vote, obligeant les gens à faire la queue pendant longtemps… toujours dans le but de les décourager d’aller voter. “
L’exploitation de la crise du subprime à des fins électorales est une nouvelle illustration de l’étroite implication de la campagne de John McCain avec les milieux financiers engagés dans la saisie de centaines de milliers de maisons à travers le pays. Ainsi, dans le comté de Macomb, le bureau de campagne du Parti républicain est installé dans les locaux de l’entreprise Trott & Trott, spécialiste de la saisie immobilière. Le fondateur de la société David A. Trott, a collecté près de 250 000 dollars pour la campagne de John Mc Cain.
Source: Alter Info
CUBA ET LA GESTION DES CYCLONES
Salim Lamrani
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L’ouragan Gustav qui a frappé les Caraïbes à la fin du mois d’août 2008 a eu un coût humain et matériel dramatique. Le cyclone avec ses vents à près de 340 kilomètres/heure, le plus violent des cinquante dernières années, a provoqué la mort de plus d’une centaine de personnes dont 11 en Jamaïque, 66 en Haïti, 8 en République dominicaine et 26 aux Etats-Unis. Cuba, qui a été terriblement touchée, a subi des dégâts matériels considérables1.
« Une attaque nucléaire » : telle a été la comparaison effectuée par l’ancien président cubain Fidel Castro au sujet de la catastrophe naturelle qui a ravagé le pays. En effet, les provinces de Pinar del Río, Matanzas et de l’île de Jeunesse ont offert un spectacle de ruine et de désolation. Des 25 000 logements que compte l’Île de la Jeunesse, 20 000 ont été partiellement ou totalement détruits. Près de 45% des habitations de Pinar del Río, soit 102 000 logements, sont partiellement endommagées ou complètement rasées. Ce cyclone a été plus ravageur que l’ensemble des 14 ouragans qui ont frappé l’île au cours des huit dernières années2.
En revanche, contrairement aux autres nations victimes de la fureur de la nature, Cuba n’a eu à déplorer aucune perte humaine. En effet, Cuba est le seul pays de la région frappée par le cyclone où aucun civil n’a perdu la vie. L’Agence France-Presse note que « seuls des blessés et aucun mort n'était […] dénombré à Cuba3 ». De son côté, Associated Press remarque que « même si Gustav a tué au moins 122 personnes, y compris 26 aux Etats-Unis, Cuba n’a déploré aucun mort grâce aux évacuations obligatoires4 ». Pourtant, l’ouragan qui a détruit une partie de l’île était de catégorie 4 alors qu’il était redescendu en catégorie 2 lors de son arrivée sur les côtes étasuniennes.
Comment s’explique cette spécificité cubaine ? Elle se résume en deux phases : la « phase informative » et la « phase d’alerte cyclonique ». Tout d’abord, l’ensemble de la population est parfaitement informée des dangers représentés par les cyclones et les ouragans et sait parfaitement comment réagir en cas d’alerte de la Défense civile. Les médias jouent un rôle fondamental et la discipline sociale des citoyens est remarquable. Dès le déclenchement de l’alarme cyclonique, les autorités organisent minutieusement les déplacements des habitants et des touristes en zone sûre. Rien n’est laissé au hasard. Les services sociaux et les comités de Défense de la révolution, qui sont présents dans chaque quartier, disposent de listes des personnes à mobilité réduite et viennent à leur secours dans les plus brefs délais. Ainsi, près d’un demi-million de personnes ont été évacuées en prévision de l’arrivée de Gustav5.
A Cuba, aucune personne n’est abandonnée à son sort par les autorités. L’exemple des cinq pêcheurs perdus en haute mer est illustratif. N’ayant pas pu rentrer à temps, cinq marins cubains ont été pris dans l’œil du cyclone et ont vu leur bateau réduit en miettes. Pendant deux jours, malgré les énormes dégâts causés par le vague cyclonique et les innombrables autres urgences, La Havane n’a pas lésiné sur les efforts et a dépêché à leur recherche 36 bateaux, trois hélicoptères et deux avions, et les naufragés ont pu finalement être sauvés. Alors que d’autres pays auraient peut-être abandonné les recherches, il en a été autrement dans la plus grande île des Caraïbes6.
En guise de comparaison, on ne peut pas dire qu’il en soit de même aux Etats-Unis, pourtant la nation la plus riche au monde. La terrible tragédie Katrina qui a causé la mort de 1 800 personnes en 2005 à la Nouvelle-Orléans et dans les Etats voisins fut l’exemple le plus dramatique de l’incurie des autorités fédérales, qui avaient abandonné toute une population à son triste sort.
Cette fois, le gouvernement fédéral s’était préparé et avait lancé un appel à l’évacuation de la zone. Contrairement aux Cubains pris en charge par les autorités et relogés gratuitement dans des écoles, auberges, et autres infrastructures, les citoyens étasuniens ont dû assurer l’évacuation et leur relogement à leurs frais dans des hôtels. La presse occidentale rapporte qu’« aucun hôtel n'a baissé ses tarifs en ces circonstances exceptionnelles7 ».
Le maire de la Nouvelle-Orléans Ray Nagin a décrété un couvre-feu pour empêcher les pillages. Les médias internationaux ont relaté la «fuite éperdue des habitants de la Nouvelle-Orléans8 ». Malgré les précautions prises, pas moins de 26 personnes ont péri lors du passage de l’ouragan Gustav dans le sud des Etats-Unis9.
Alors qu’à Cuba, la Défense civile se déployait pour porter secours à la population, aux Etats-Unis, 2 000 gardes nationaux armés jusqu’aux dents patrouillaient en compagnie de la police la région pour prévenir les pillages. En théorie, la priorité était donnée à la protection des vies humaines mais c’est bien la sauvegarde des biens matériels qui a été privilégiée10.
L’ensemble de la région sujette aux catastrophes cycloniques – y compris les Etats-Unis – serait avisée de prendre quelques leçons du côté de La Havane. Une petite nation du tiers-monde, victime en outre de sanctions économiques anachroniques et inhumaines, démontre qu’il est possible de préserver la vie de tous les citoyens s’il y a une véritable volonté politique à cela.
Notes
1 Agence France-Presse, « Gustav : l’Espagne aide Cuba et Jamaïque », 31 août 2008 ; El Nuevo Herald, « La peor tormenta de los últimos 50 años », 31 août 2008. Pour le nombre de décès aux Etats-Unis voir Will Weissert, « EEUU ofrece 100,000 dólares en ayuda de emergencia a Cuba », The Associated Press/El Nuevo Herald, 5 septembre 2008.
2 Fidel Castro, « Un golpe nuclear », Granma, 3 septembre 2008 ; Ronald Suárez Rivas, « Housing, the Greatest Challenge », Granma, 2 septembre 2008.
3 Glenn Chapman, « Ouragan Gustav : fuite éperdue des habitants de la Nouvelle- Orléans », Agence France-Presse, 31 août 2008.
4 Will Weissert, « EEUU ofrece 100,000 dólares en ayuda de emergencia a Cuba », op. cit.
5 Luz María Martínez & Marta Hernández, « Record mundial en protección humana al paso de Gustav », AIN, 3 septembre 2008.
6 Fidel Castro, « Un golpe nuclear », op.cit. ; El Nuevo Herald, « Cuba se recupera; hallan a pescadores desaparecidos », 2 septembre 2008 ; EFE, « Logran rescatar a cinco pescadores desaparecidos », 2 septembre 2008.
7 Sylvain Cypel, « A Lafayette, en Louisiane, ‘rien n’a changé depuis Katrina’ », Le Monde, 3 septembre 2008.
8 Glenn Chapman, « Ouragan Gustav : fuite éperdue des habitants de la Nouvelle-Orléans », op. cit.
9 Will Weissert, « EEUU ofrece 100,000 dólares en ayuda de emergencia a Cuba », op. cit.
10 Robert Tanner & Vicki Smith, « Alcalde de Nueva Orleáns pide a evacuados que no regresen aún », The Associated Press / El Nuevo Herald, 2 septembre 2008.
Salim Lamrani est enseignant, écrivain et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.
Il a notamment publié Washington contre Cuba (Pantin : Le Temps des Cerises, 2005), Cuba face à l’Empire (Genève : Timeli, 2006) et Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis (Pantin : Le Temps des Cerises, 2006).
Il vient de publier Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008).
Contact : lamranisalim@yahoo.fr
